11 novembre 2009
De l'intérêt des stagiaires...
A titre personnel, je refuse de prendre
des stagiaires "directs" c'est à dire que je n'accepte pas d'être sur
les fichiers des écoles d'orthophonie.
En effet, j'avais déjà trouvé absurde
le système d'attribution des stages, de mon temps, en l'occurrence tirage au
sort. Il s'avérait que la plupart des étudiants ne choisissaient pas un stage
mais une ville. C'est vrai qu'à Lille le système est particulièrement
"pervers" étant donné qu'on avait 3 stages différents en même temps
donc difficile d'en avoir un à Paris, un à Dunkerque et à Lille.
A l'époque, j'ai recherché tous mes lieux de stage et cela
m'a appris aussi à me débrouiller, à écrire des lettres de motivations, faire
des CV… et j'ai trouvé des lieux et des maîtres de stage qui correspondaient à
ce que j'avais envie de partager.
Sur quatre années d’études, j'ai du
avoir deux stages par la fac, un en libéral à côté de ma famille donc j’avais
des week-ends qui commençaient le jeudi soir et un autre en institution L'institution
géniale mais comme me l'avait confiée le médecin chef, les orthos ne sont pas
un cadeau et fonctionnent de manière incohérente. Il faut dire qu’il m’appréciait
parce que j’avais fait un long stage chez son idole et donc nous pouvions
échanger sur ce que j’avais vu, ressenti.
Je veux bien donner du temps mais pour
des stagiaires motivés et motivants.
Accueillir un stagiaire nécessite beaucoup de temps, et si
les demi-journées qu'on peut lui proposer (car souvent demi-journée imposée par
l'école) tombent parfois le jour où l'on a le plus de patients à la suite, ou
l'après-midi de synthèse... Quel intérêt ?
Pour pouvoir être présent à son stagiaire et à ses
patients, il faut caser des temps entre chaque PEC et pas toujours simple, car
justement ce temps "libéré" est souvent utilisé à la gestion +/-
administrative.
Dans l'idéal, il me faudrait 45mn de PEC et 15mn de
reprise avec le stagiaire. Dans la réalité impossible. J’ai aussi une liste d’attente
dont je culpabilise parfois.
Enfin il y a la réalité d'introduire un tiers dans certaines PEC, les toutes
"nouvelles", les enfants psychotiques... Par contre souvent dans les groupes les stagiaires sont à leur place
et généralement prennent leur place.
Enfin l'introduction d'un stagiaire ne se fait jamais sans
l'autorisation du patient.
Dans une
institution, même si c'est un stagiaire
ortho, il faut l'autorisation de tous les collègues qui vont être amenés à un
moment ou un autre à présenter leur travail, à échanger avec le stagiaire... Et
cela leur demande aussi du temps. J'ai le souvenir des stagiaires infirmiers
qui changeaient tous les mois et à qui je devais présenter mon travail, parfois
c'était un plaisir mais parfois ce n'était même pas de la corvée...
Donc désormais, je ne fonctionne que par le bouche à
oreille. Un des profs de la fac à mes coordonnées personnelles et si elle a des
demandes précises d'élèves, elle transmet nos coordonnées et l'étudiant prend
contact avec moi. Nous sommes plusieurs orthophoniste a fonctionné de la sorte.
Petits bonheurs...
Ce qui m'amuse aujourd'hui c'est le nombre de téléchargements de mes fichiers et le peu de remerciements...
Et enfin, j'adore voir celles qui passent leur temps à agresser, à critiquer mes positions qui téléchargent à tout va mes protocoles refaits !!!
Je prends du temps pour m'exprimer, pour construire mes réflexions ce qui les surprend et elles passent leur férié à lire et à télécharger ce qu'elles disent par ailleurs mépriser... Et si de temps en temps, elles pensaient tout bêtement !
Quelle tristesse parfois la nature humaine !
J'ai adoré que ce blog soit "traité" de torchon par ces gens... Une reconnaissance inespérée !
Merci à Althéa, Estelle101, Schlomolefevre, Zelda2, Bourriquet, Kati
03 novembre 2009
Levez la main contre la fessée !
« Levez la main contre la fessée ! », tel est
le slogan d’une campagne du Conseil de l'Europe contre les châtiments
corporels infligés aux enfants. Les châtiments corporels constituent la
forme la plus répandue de violence à l’encontre des enfants. C’est aussi une
violation des droits des enfants en tant qu’êtres humains. Inefficaces en
tant que méthode de discipline, les châtiments corporels transmettent un
message erroné et peuvent être à l’origine de graves dommages physiques et
mentaux. Le Conseil de l'Europe lutte contre les châtiments corporels en
menant une campagne pour leur abolition totale et en faisant la promotion
d’une parentalité positive et non violente dans ses quarante sept Etats
membres. Dans le cadre de cette campagne, nous avons élaboré les textes de
sensibilisation qui se trouvent sur ce site et qui sont à la disposition de
tous nos partenaires. Dix-neuf Etats membres ont aboli complètement les
châtiments corporels et huit autres se sont engagés à leur emboîter le pas.
De nombreuses célébrités, y compris des chefs d’Etat et des artistes, ont
prêté leur nom pour soutenir notre campagne. Nous espérons que vous vous
joindrez à nous pour diffuser le message de la campagne et manifester votre
soutien en ligne.
Lancement de la campagne à Zagreb
Aperçu de la campagne
Quand on frappe les adultes, c'est une agression.
Quand on frappe les animaux, c'est de la cruauté.
Quand on frappe les enfants, c'est pour leur "bien".
Abolition des châtiments corporels des enfants – Questions et
réponses: un manuel illustré de 50 pages dans les langues suivantes.
Hors la loi !
L'abolition des châtiments corporels – Un impératif pour les droits de
l'enfant en Europe. Une nouvelle édition révisée, pour les spécialistes et
le public qui souhaite en savoir davantage sur le sujet.
27 octobre 2009
Souvenirs
Je viens de retrouver un souvenir d'enfance... qui a surement orienté ma vie d'adulte...
<div><object width="480" height="353"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x7nxyp&related=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x7nxyp&related=0" type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="353" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/x7nxyp_innocence_music">INNOCENCE</a></b><br /><i>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/smallye">smallye</a>. - <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/music">Regardez d'autres vidéos de musique.</a></i></div>
Enrico Macias
MALHEUR À CELUI QUI BLESSE UN ENFANT
Paroles et musique: Enrico Macias et Jacques Demarny, 1975
Qu'il soit un démon, qu'il soit noir ou blanc
Il a le coeur pur, il est toute innocence
Qu'il soit né d'amour, ou par accident
Malheur à celui qui blesse un enfant
Il n'a pas de père, et il n'a pas de mère
C'est le plus frondeur de tout l'orphelinat
On cite en exemple son sale caractère
Et on le punit car on ne l'aime pas
Qu'il soit un démon, qu'il soit noir ou blanc
Il a le coeur pur, il est toute innocence
Qu'il soit né d'amour, ou par accident
Malheur à celui qui blesse un enfant
Il vole au marché, un gâteau, une orange
Et on le poursuit, il faut le rattraper
On donne l'alerte, on arrête un ange
Et pour se défendre, il se met à pleurer
Qu'il soit un démon, qu'il soit noir ou blanc
Il a le coeur pur, il est toute innocence
Qu'il soit né d'amour, ou par accident
Malheur à celui qui blesse un enfant
Il est émigré d'un pays de misère
Et dans une école, il apprend à parler
Son accent fait rire, il ne peut rien faire
Sans qu'on lui reproche d'être un étranger
Qu'il soit un démon, qu'il soit noir ou blanc
Il a le coeur pur, il est toute innocence
Qu'il soit né d'amour, ou par accident
Malheur à celui qui blesse un enfant
Qu'il soit un démon, qu'il soit noir ou blanc
Il a le coeur pur, il est toute innocence
Qu'il soit né d'amour, ou par accident
Malheur à celui qui blesse un enfant
23 octobre 2009
Un enfant d'une fratrie, Un thérapeute
La
déontologie est surtout liée à la manière dont nous concevons notre travail.
Pourquoi «refuser »
de suivre plusieurs membres de la même fratrie ? Ou plutôt pourquoi « imposer »
l’idée d’un thérapeute par enfant. ?
Je crois
que beaucoup oublient la part subjective du langage... en refusant l’unicité.
Quand je reçois
un enfant, en observation, je pratique bien sur ce que l’on peut appeler un
bilan même si pour moi ces temps (généralement 3 temps d’une heure) sont
essentiellement un accueil de la demande, une manière de la cerner, un long
entretien avec les parents et l’enfant pour permettre de replacer le ou les
symptômes dans l’histoire de l’enfant qui est amené. Je les écoute parler de
leur enfant, du retentissement de la difficulté dans la famille et surtout
j’essaie qu’ils puissent (re)construire l’histoire de leur enfant, tout en
m’adressant presque toujours directement à l’enfant (ce qui surprend encore
trop souvent enfant et parents).
Ensuite, il y a le temps avec l’enfant le plus souvent
seul dans lequel je vais tenter d’analyser son symptôme et surtout tenter une
prise de vue de ce qu’il a acquis, de ses potentialités, de la manière dont il
communique comment il investit le langage et comment son environnement investit
le langage. D’une certaine manière, j’essaie systématiquement de privilégier ce
qu’il « sait », une sorte de valorisation de ce qu’il est, plutôt que de
l’écraser de tt ce qui lui manque. Enfin, je tente d’évaluer la gêne
occasionnée ou pas par les symptômes à l’origine de la consultation et s’il y a
une réelle demande ou une possibilité de la faire émerger.
Enfin à la
suite de ces temps d’observation, il aura le temps de rédaction de bilan, de
partage avec l’équipe qui sera suivi d’une restitution à l’enfant et à sa
famille. Il apparaît déjà que cette pratique permet déjà aux parents et à
l’enfant de comprendre que ma pratique est déjà différente de ce qu’ils
imaginaient ou encore de ce qu’ils ont rencontrés chez les orthophonistes
précédents. Et il arrive que naturellement ils comprennent que ma manière de
travailler ne sera pas scolaire ou rééducative. Il apparaît alors un
soulagement de ne pas recommencer ce qui avait été vécu comme assez douloureux.
Tout cela
pour dire, que c’est avant tout notre manière d’aborder l’enfant et sa famille
dans ces premiers temps qui permet de faire passer qui l’on est et surtout leur
permet de capter ce que nous pourrons offrir ou pas à leurs enfants.
La
restitution permet de les éclairer sur notre pratique et sur ce que nous
pouvons proposer à leur enfant. Leur laisser la parole permet qu’ils nous
partagent ce qu’ils ressentent de notre observation. Laisser l’enfant nous dire,
lui aussi, ce qu’il a entendu ou retenu de ces temps.
Leur permet
donc de toucher le cadre de notre pratique, il est fréquent dans ce temps que
je sois amenée à leur expliquer l’importance de l’exclusivité de leur enfant et
tout naturellement nous pouvons aborder le sujet d’un thérapeute unique pour un
unique enfant. Et l’essentiel est souvent passé dans ces premiers temps.
Il apparaît
donc aisé dans un autre temps d’expliquer aux parents qu’il n’est pas
souhaitable que leurs enfants soient suivis par le même thérapeute.
Quand nous
recevons un enfant, nous ne recevons pas un trouble, nous recevons un enfant à
qui nous offrons un espace. Il vient certes à cause de son ou ses symptôme(s). Je
rappelle que j'ai choisi de travailler dans un service de pédo-psychiatrie et
donc que je ne suis pas confrontée à des troubles d'origine neurologique ou
acquis.
A nous
d'entendre ou pas la souffrance qui se cache derrière ce symptôme mais si l'on
choisit de travailler de cette manière, de penser que tout trouble du langage
s'inscrit dans des liens plus ou moins bien investis, nous ne pouvons pas faire
fi de l'importance de la relation que l'enfant établit avec nous, donc que nous
ne sommes pas interchangeables puisque nous intervenons bien sur en tant
qu'orthophoniste mais nous intervenons aussi avec ce que nous sommes, et donc
avec notre histoire et notre subjectivité. Si nous nous accordons cette
qualité, nous ne pouvons pas la nier à l'autre !
L'enfant
nous confit (au sens qu'il nous le révèle) son symptôme pour que nous l’aidions
à y donner un sens et enfin lui offrir les moyens de « travailler » son trouble
au moment opportun pour cela nous lui offrons un espace de rencontre où nous
lui demandons de s'inscrire et où nous aussi nous acceptons de nous inscrire.
Donc pour
en venir au contrat, il est quasi exclusivement verbal.
Pour qu’il
y ait contrat, il faut donc qu’il y ait trouble, qu’il y ait demande et
possibilité de prendre en charge l’enfant et des partenaires.
Dans ce
contrat l’enfant exprime sa demande d’aide, les parents acceptent cette demande
et les moyens mis en place pour construire le travail et de mon côté, je
m’engage à recevoir cet enfant et à l’accueillir avec son symptôme et
l’accompagner dans son cheminement. Le cadre s’inscrit bien sur dans le
contrat.
Il est rappelé que le temps de la prise en charge est
l’espace de l’enfant, qu’il ne sera pas question de faire mais d’être, j’ai
l’habitude de rappeler ce que sont mon métier, mon rôle et ma manière de les
concevoir.
J’explique que ce temps est un espace thérapeutique et que
cela engendre une sorte de discrétion (le terme secret me semble restrictif).
Je rappelle que tout ce qui est fait dans l’espace de la
séance reste dans la séance donc déjà pour un côté pratique les productions de
l’enfant restent dans le dossier jusqu’au moins à la fin du travail dont nous
déciderons ensemble.
Donc comme je le notais en préambule, le langage est
subjectivité, cela implique donc qu’une part intime de nous même nous échappe
et cherche à se dire sans que nous n’en ayons conscience et pas toujours en y
parvenant d’ailleurs.
Donc il me semble assez inconcevable de nier cela, et
c’est un peu ce que nous faisons ou que nous sommes obligés de faire quand nous
recevons des membres d’une même famille.
On ne peut réellement offrir un espace à un enfant et
qu’il puisse se l’approprier et y prendre les bases d’une confiance si cet
espace est aussi celui d’un autre avec lequel il a une relation d’un autre
ordre et nous nous obligeons à être les témoins de conflits qui nous dépassent
et dépassent nos capacités d’orthophonistes.
J'ai déjà écrit ici à ce sujet, j'ai d'ailleurs repris une partie de ce post.
La prise en charge d’enfants de la même fratrie.
Régulièrement, la question réapparait
et déchaine les mêmes passions ou stupidités…
Il s’avère que les personnes dont je
parlais dans ce post, voient des enfants de la même fratrie sans se poser de
questions éthiques. Certains vont même jusqu’à enchainer les prises en charge
d’un frère et d’une sœur ou de jumeaux. C’est impressionnant de refuser de réfléchir
à ce point sur le sens de son travail.
Comme je suis lasse de présenter ma vision et les raisons de mon choix de ne pas recevoir d’enfants de la même fratrie. Et ma réflexion a vu sa confirmation par exemple de prise en charge de deux sœurs que j’avais du mettre en place, parce qu’il y a toujours des exceptions.
Pour s’amuser quelques perles : en italique la prose de « mes » collègues …
Je faisais remarquer qu’avec toute la bonne volonté du monde, on ne pouvait éviter les comparaisons entre les frères et sœurs et là j’eus la réponse qui tue !!!
Comment éviter de
faire des comparaisons? Mais simplement en partant du fait que sauf cas très
rare de gémellité, les enfants que nous voyons sont de sexe et d'âge
différents...
Pensez-vous qu’il soit possible d’échanger avec des personnes qui ont une telle ouverture d’esprit ? Oserions-nous leur confier nos enfants qui ont des troubles du langage et de la communication ?
La règle que je
tente de suivre, c'est de ne pas parler du frère pendant la séance de la soeur,
notamment avec les parents, et inversement.
Bien sur l’inconscient n’existe pas… Et
bonjour l’authenticité de la relation !!!
Sinon, je n'ai pas noté de conséquences, négatives ou
positives. Les enfants en général sont heureux d'avoir un temps pour eux, même
s'ils savent que je vois l'autre durant la prochaine demi-heure.
Mais qu’ils sont bien dressés ces petits…
perso,
je pense que si on se met à essayer de trouver des difficultés là où il n'y en
a pas, on va finir par les trouver!
pas d'objection en ce qui me concerne de prendre en charge
des fratries.
Une bonne réplique de Madame Michu…
2
points importants tout de même:
ne pas céder aux éventuelles questions d'un de la fratrie sur l'autre enfant...
et faire attention quand le parent investit
systématiquement le temps entre 2 séances (quand on prend les enfants l'un à la
suite de l'autre)...et parle des 2 enfants en même temps...ça c'est un point
qu'il faut absolument cadrer. les enfants du parent ne sont pas
interchangeables pour nous, mais pour certains parents, si.
"c'est toi qui commences en premier...non c'est
toi...."
A éviter absolument!
Cela montre tout de même une grande
capacité d’analyse et de réflexion… On voit tout de suite les capacités de
remise en cause de l’orthophoniste…
mais
c'est pas si compliqué comme situation...il suffit de dire les choses
simplement aux parents. en général ils comprennent très bien...encore faut-il
leur expliquer le pourquoi du comment du cadre!
Mais que met donc cette personne sur le
mot « cadre » ?
Entre
la théorie et la pratique ....
J'ai suivi des jumeaux : je suis seule dans mon cabinet,
la maman n'avait pas le permis, elle élevait seule ses enfants (3 en tout) !
Comment faire ?????
Je n'ai pas trouvé ces 2 rééducations + épuisantes que
d'autres.
Ces jumeaux étaient totalement différents et mes pec
étaient totalement différenciées .
Franchement je garde un souvenir impérissable de ces 2
loustics là .... ils ont maintenant 17 ans et je suis toujours émue quand ils
me disent bonjour et se rappelant de mon prénom
Incroyable les trous perdus de France,
où les transports en commun n’existent même pas… qui sont peuplés de faibles
femmes abandonnées de leur famille, et Immaculées Conceptions Pensez-vous que l’électricité
soit arrivée jusque dans ces contrées reculées ?
Vive la bonté de ces orthophonistes qui
osent s’aventurer dans ces déserts…
Une
fois, j'ai eu des triplées!! Ca s'est très bien passé. C'était une réducation (lapsus…
et je lis même réduction) de LO, il n'y a
jamais eu aucun souci entre les trois filles et moi.
Il y a la théorie et la pratique... Ce n'est pas toujours
possible d'envoyer les gens à tatawi les oies... Surtout quand on n’a pas de théorie…
J'ai eu frères et soeurs aucun soucis (et pourtant j'ai eu
des jumeaux).Ca c’est prendre de la
distance… Une réelle analyse de sa pratique !!!
Les RV pouvaient se
suivre ou être sur des jours différents.
Je n'ai jamais eu de mal à me positionner vis à vis de
chaque enfant, il n'y a jamais eu de confusions.
Je
rejoins le point de vue des collègues : où est le problème ? j'ai eu et j'ai
tout un tas de frères et soeurs en séance, et franchement, je ne vois pas où le
bât blesse.
Evidemment que je les vois à la suite, le même jour : on
essaie d'arranger les parents, sinon bonjour l'organisation !
Je pense qu'il faut arrêter de tout analyser, c'est assez
épuisant à la fin (et je ne vise personne...
) (les fameux smileys...)
Je comprends que quand on n’a pas l’habitude
et surtt qu’on fuit la réflexion cela doit être bien épuisant !
Je
rejoins l'avis général car moi aussi je suis deux garçons d'une même fratrie mais pour deux problèmes totalement
différents: l'un pour un trouble articulatoire et l'autre pour du LE... Je ne
vois pas non plus le problème tant qu'on sait être disponible et attentif
vis-à-vis de l'enfant auquel on fait face. Qui plus est, je ne pense pas avoir
fait des comparaisons, ce qui me parait être très mal placé même sans parler
d'une quelconque fratrie (je suis
claire là?
). Dans mon
cas les règles sont claires dès le début: je ne parle jamais avec l'un du
travail fait en séance avec l'autre. Ils ont tous les deux très bien accepté
cela et n'y voient aucune objection. Jusque là, tout se passe très bien!
Cela suppose donc que le langage n’aurait
rien de subjectif, qu’il n’y ait pas d’insconscient et surtout que ce qui se
joue entre deux individus est nié…
Depuis,
je suis devenue maman (Ça c’est de la théorie… !!!) et j'ai goûté aux joies des plannings
hebdomadaires délirants. De plus, tous les orthos de mon secteur sont débordés.
Conclusion: je simplifie la vie des parents et j'accepte les fratries en les
prenant à la suite l'un de l'autre si ça peut arranger les parents.
Ben oui… pourquoi pas… cela s’appelle
du commerce pas du soin !
Je suis très claire avec les enfants: "je ne te dirai
pas ce que j'ai fait avec ton frère (ta soeur) et je ne lui dirai rien de ce
que tu as fait ou dit. De telle heure à telle heure je suis TON ortho, puis je
suis celle de ton frère, puis celle d'autres enfants. Aucun de vous ne sait ce
qui se passe avec les autres. " C’est beau !!!!
Et franchement, je n'ai jamais ressenti qu'un enfant
puisse être ennuyé que je suive aussi son frère ou sa soeur. En effet, j’en suis persuadée, quand on travaille sans cadre, il
doit être difficile d’observer les dérives du cadre. Et quand on pense qu’un être
humain est interchageable…
Le seul cas où je
demande l'autorisation à l'enfant, c'est quand je le suis depuis longtemps
(genre 2 ans ) et que son cadet a besoin de séances. Dans ce cas, je lui
demande si ça l'embête que je prenne le cadet. Mais quand les fratries arrivent
à peu près en même temps, je n'y vois pas de problème.
Ca c’est du respect du Sujet !
Comment éviter la réflexion...
Le topic le plus hilarant de ces derniers jours fut le débat sur le nom de jeune fille versus nom d’usage du mari…
Où toute féministe aurait pu analyser le chemin qu’il reste à faire pour que certaines femmes se sentent vraiment des citoyennes à part entière…
Je vous laisse l’URL de ce fameux débat… qui j’espère vous détendra à moins que la bêtise ne vous agace…
Forum d'ortho...
Comme après le virus de saison, me voici clouée à la maison suite à un accident de la vie quotidienne… Pas simple d’utiliser un clavier avec une seule main, mais je vais profiter de cette vacance pour essayer de reprendre quelques sujets qui me tiennent à cœur.
Sur les forums d’orthophonistes reviennent sans cesse les mêmes sujets, dans la presse, on parle de marronniers, les marronniers sont là pour combler le vide de l’actualité de là, à faire un lien…
Donc sans cesse, on lit les mêmes questions, on y répète la même chose, les mêmes attaques reviennent, les mêmes rigidités ré apparaissent. D’ailleurs les attaques, les mesquineries (dignes de cours de maternelle) et les rigidités sont toujours le fait de quelques personnes qui refusent souvent de présenter les théories qui sou tendent leurs pratiques particulières. D’ailleurs, comme nous sommes plusieurs à le penser, ces personnes n’ont peut-être pas de théorie sur lesquelles, elles pourraient asseoir leur pratique ? Et enfin cela se termine souvent par une phase de paranoïa assez inquiétante pour des personnes qui sont censées être spécialistes du langage et de la communication et se crient compétents et bons orthophonistes.
Ce qui m’amuse dans ses topics est que beaucoup (toujours les mêmes) viennent amener leur critique sans jamais apporter une réelle avancée au débat et pour finir après 3 ou 4 pages, certains viennent annoncer, comme si cela était la découverte du siècle, ce qui a été dit clairement et simplement dans les premières réponses du topic.
17 octobre 2009
Protocoles de tests (revus et corrigés)
J'ai profité d'un vilain virus pour refaire des protocoles de tests qui ne me plaisait pas trop et j'avoue que mon côté écolo était très perturbé par les feuilles qui étaient inutiles.
Donc j'ai refais le protocole de passation de la LOBROT O3 beaucoup trop désuet à mon goût. En plusieurs feuillets car le poids étant trop important.
Et ensuite j'ai refait le protocole de la L2MA en classant par CE2, CM1 et CM2, ensuite j'ai fait un fichier pour le TVM, un pour l'enfant et un de cotation.
Fichier de passation :
Toutes les épreuves de la L2MA L2MA
Toutes les épreuves pour le CE2 L2MA_CE_2
Toutes les épreuves pour le CM1 L2MA_CM1
Toutes les épreuves pour le CM2 L2MA_CM2
Fichier TVM L2MA_TVM
Fichier de passation de l'enfant (il manque l'épreuve de barrage) L2MA_ENFANTS
Feuilles de cotation L2MA_cotation
Merci d'être honnête et de n'utiliser ces fichiers que si vous avez acheté le test L2MA aux ECPA.
25 août 2009
… quelque part dans Paris, deux aliénistes d’(avant)garde
En espérant que M. BALAT me pardonnera de reprendre quelques uns des articles de son site.
Olivier Legré
jeudi 2 juillet 2009, par Michel Balat
… quelque part dans Paris, deux aliénistes d’(avant)garde




