orthologo

Petit au revoir

Depuis maintenant plusieurs mois, je n'exerce plus le métier d'orhophoniste.

J'exerce maintenant d'autres fonctions toujours au sein de la Fonction Publique. Cela faisait longtemps que j'avais envie d'autres choses, d'apprendre de nouveau et de partager autrement ce qui me passionne : le soin, l'écoute...

J'ai appris au fil des années que les soignants ne pouvaient exercer leur art qu'en étant reconnus, estimés, valorisés, accompagnés... J'ai donc choisi de m'orienter vers l'accompagnement de ces soignants pour que nous puissions ensemble rêver et développer une utopie du soin plus humaniste, plus à l'écoute qui s'inscrive dans une éthique partagée.

En quelque sorte, j'essaie de mettre en place plus largement ce que j'ai toujours tenté d'offrir aux patients qui m'étaient confiés. Permettre aux soignants de prendre la parole et donner du sens à leur engagement...

Cette évolution de carrière explique donc que j'intervienne moins sur ce blog... Je pense toujours avoir ma légitimité d'orthophoniste, thérapeute du langage et de la communication mais je n'ai plus le temps de consacrer la même énergie à ce blog. J'avoue que ce travail réflexif me manque... mais je réfléchis déjà à essayer de le transposer à ma nouvelle profession. 

J'espère que cette bulle d'oxygène qu'a été ce blog au fil du temps sera pour ceux qui sont prêts à cette réflexivité une source de questionnement, d'éveil, de remise en cause de nos enseignements orthophoniques.

Si j'en trouve le temps, j'essaierai de continuer à transmettre les informations ici ou ailleurs. 

Merci à ceux et celles qui m'ont suivi pendant toutes ses années... Merci de vos questions, merci de vos soutiens, de vos attaques qui sont la preuve que le monde de l'orthophonie peut être vivant...


Orthophoniquement vôtre. 

Orthologo

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26 février 2017

L'orthophonie

Entre langue et parole2   Entre langue et parole

 

Entre langue et parole, le métier d'orthophoniste

Isabelle ALICatherine WOLF

Avec la participation de Arielle ANCELClaire CHARMETANTNadine JAFFREDOAnne LAINEMichel LUCON

Dans le cabinet de l’orthophoniste, Léa entre, inquiète, parce qu’elle n’arrive pas à lire en fin de CP, monsieur R. consulte car il ne trouve plus les mots ni ses clefs, Thomas a 3 ans mais il ne parle pas, madame V. vient de quitter l’hôpital et elle ne parle plus, Simon bégaie au collège et à table, Nathan ne veut pas articuler le « je »…

Où est le lien entre toutes ces histoires, ces symptômes différents ? Qu’ont-ils en commun pour pousser la porte de l’orthophoniste ? Que peut proposer l’orthophoniste ?

Des orthophonistes présentent leur métier, sa formation initiale, ses modes d’exercice, sa pratique mais aussi leur propre conception de leur fonction, leurs choix professionnels et les références qui les sous-tendent, les théories du langage auxquelles ils souscrivent et les pratiques qui en découlent.

Si l’orthophoniste connaît le langage et ses sciences, il ne sait rien du patient qui s’adresse à lui avec son symptôme. Chaque rencontre est originale, l’orthophoniste est à l’écoute de tout ce qui parle sans forcément se dire. Il se laisse surprendre par un coup d'œil, une mimique, un geste, une réflexion qui pourrait sembler anodine ou décalée. C'est donc du patient, de sa manière d'aborder son symptôme et des possibilités de s’en défaire dont il va être question tout au long de cet ouvrage.

 

Résumé

Des orthophonistes présentent leur métier : sa formation initiale, ses modes d’exercice, sa pratique. Ils développent ce qui conduit à consulter en orthophonie, ce qui s’y passe et pourquoi ; mais aussi ce sur quoi ils agissent et comment.

Après la présentation des fondamentaux de l’orthophonie (sa formation initiale, ses modes d’exercice, les patients qui font appel aux orthophonistes), les auteurs développent leur propre conception du métier, leurs choix professionnels et les références qui les sous-tendent, les théories du langage auxquelles ils souscrivent et les pratiques qui en découlent.

A propos des auteurs 

Isabelle Ali est orthophoniste, impliquée à la Fédération des orthophonistes de France (FOF). Elle exerce en libéral à Coulaines (72) depuis 2000 et est formée à la PRL (pédagogie relationnelle du langage) et aux techniques des associations.

Catherine Wolf est orthophoniste, impliquée à la Fédération des orthophonistes de France (FOF). Elle exerce en libéral à La Ménitré (49) depuis 1979 et a participé à la dernière refonte des études. Elle est formée à la PRL (pédagogie relationnelle du langage) et aux techniques des associations.

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22 janvier 2017

Orthophonistes hospitaliers (salaire)

Article publié cette semaine dans HOSPIMEDIA, site d'informations pour la santé mais accessible par abonnement donc malheureusement limité. Diffusé avec l'autorisation de l'auteur.

367 médecins alertent Marisol Touraine sur l'état de déliquescence de l'orthophonie à l'hôpital


Publié le 18/01/17 - 12h25 - HOSPIMEDIA

Au sein de la fonction publique hospitalière, la situation des orthophonistes est toujours aussi préoccupante. Dans un dialogue de sourds avec le ministère, ils ne cessent depuis de longs mois de réclamer une pleine reconnaissance salariale de leur bac +5 : 62 PU-PH et 305 autres médecins viennent de leur apporter ouvertement leur soutien.

 

Dans un manifeste adressé début janvier à la ministre des Affaires sociales et de la Santé (à télécharger), quelque 500 professionnels de santé dont 305 médecins de toutes spécialités et 62 professeurs des universités-praticiens hospitaliers (PU-PH) font pression sur Marisol Touraine pour qu'elle daigne enfin appuyer les recommandations des orthophonistes hospitaliers. Et ceci alors que les discussions salariales avec la DGOS sont dans l'impasse depuis de longs mois (Orthologo : essentiellement bloqué par un syndicat non représentatif mais ayant infiltré les OS représentatives, cf. les articles précédents et le fait que la réforme des études n'aient pas permis de créer une spécialisation qui aurait permis de créer un nouveau corps de professionnels) déploraient à nouveau de concert le 5 janvier l'intersyndicale* des orthophonistes et masseurs-kinésithérapeutes hospitaliers dans un communiqué. Selon ses membres, les nouvelles grilles salariales proposées pour cette filière de rééducation "ne permettront en aucun cas de résoudre les problèmes d'attractivité". Et de pointer à nouveau : des salaires proches du salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) malgré un cursus à bac +5 (depuis la rentrée 2013-2014 pour les orthophonistes, celle à venir 2017-2018 pour les masseurs-kinésithérapeutes) ; une véritable "épidémie" d'hospitaliers ; des difficultés à assumer toutes les missions de soin ; et l'"incapacité à encadrer et former les futurs professionnels dans de bonnes conditions". "Dans les conditions de rémunération actuelles, les orthophonistes ne peuvent plus travailler à l'hôpital, abondent les signataires du manifeste (lire notre article) (Orthologo : article de quelqu'un qui représente les libéraux et n'a aucune légitimité pour les exercices libéraux et salariés). Les chefs de services hospitaliers ne parviennent plus à recruter. Les postes disparaissent." (Orthologo "Ceci n'est pas nouveau, en 2006, quand j'ai quitté mon poste précédent devant l'impossibilité de recruter, le poste a été transformé en poste de psychologue clinicien". Il faut dire que la FNO dont le discours était et est très présent dans la plupart des écoles n'a jamais eu un discours valorisant l'exercice hospitalier et salarié, il nous était clairement déconseillé d'aller exercer à l'hôpital. Rappel à l'hôpital ce ne sont pas les médecins qui recrutent les paramédicaux mais les Directions des Soins.)

 

Un travail pluridisciplinaire "appauvri"

Dans leur cri d'alerte à la ministre, doublée d'une tribune (Attention le lien sur Hospimedia était celui de la CGT, voici le lien du Monde ICI) dans Le Monde ayant pour titre Quand l'orthophonie quitte l'hôpital, ils listent cinq conséquences extrêmement néfastes pour la qualité des soins. C'est d'une part un travail pluridisciplinaire qui ressort "appauvri" par l'absence de diagnostic et de rééducation orthophoniques dans de nombreuses équipes hospitalières. Et de recenser les centres de référence des troubles du langage et des apprentissages, les centres ressources autisme, les centres médico-psychologiques, les unités neurovasculaires, les centres mémoire de ressources et de recherche, les centres d'action médico-sociale précoce, etc. D'autre part, "la cohérence et la continuité du projet thérapeutique des patients sont mises en péril par la rupture du réseau ville-hôpital, alors même que les cabinets libéraux sont déjà asphyxiés par des listes d'attente surchargées". Or, rappellent dans un troisième temps les signataires, "certains patients présentant une pathologie lourde ont besoin d'une prise en charge spécifique et/ou pluridisciplinaire qui ne peut plus être assurée par les orthophonistes hospitaliers". Quatrième élément d'inquiétude : le fait que les étudiants en orthophonie ne parviennent plus à trouver des terrains de stage dans les domaines d'expertise présents à l'hôpital. Enfin, le turn-over des orthophonistes devient "incessant", ce qui "ne leur permet ni d'acquérir ni de transmettre l'expertise clinique nécessaire à l'exercice de leur fonction auprès des patients".

 

Une fin de non-recevoir aux orthophonistes du Centre-Val de Loire (Ceci est porté par la CGT)

Ce 18 janvier dans un communiqué, les étudiants et orthophonistes de la région Centre-Val de Loire indiquent n'avoir reçu aucune réponse de la part de Marisol Touraine à leur demande de rendez-vous sollicitée sept jours plus tôt. Ce sont ces mêmes professionnels qui sont à l'initiative du manifeste et de la tribune précités, au retentissement désormais national. Et de dénoncer le "mépris" affiché à leur encontre et les "nombreux délits de fuite" constatés lors des déplacements publics en région pour une ministre, rappellent-ils en guise d'avertissement, pourtant en Centre-Val de Loire dans son fief électoral.

Thomas Quéguiner

Ecrire à l'auteur

* Ufmict-CGT, FO santé sociaux, Sud santé sociaux, Unsa santé sociaux, CFE-CGC santé social, CFDT santé sociaux, CFTC santé sociaux, Fédération nationale des orthophonistes (FNO), syndicat des kinésithérapeutes Alize, Fédération des orthophonistes de France (Fof), Fédération française des masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs (FFMKR), Union nationale des syndicats de masseurs-kinésithérapeutes libéraux (UNSMKL), Union nationale des masseurs-kinésithérapeutes aveugles et malvoyants (Unakam), Union nationale pour le développement de la recherche et de l'évaluation en orthophonie (Unadreo), Collège français d'orthophonie (CFO), Collège national de la kinésithérapie salariée (CNKS), Fédération nationale des étudiants en orthophonie (Fneo) et Fédération nationale des étudiants en kinésithérapie (Fnek).

Liens et documents associés

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Vos réactions (3)

 

Bruno SARRODET (Ajout pour savoir d'où parle cette personne, représentant de FNO, syndicat d’orthophonistes libéraux, non représentatif pour les salariés et les hospitaliers)

21/01/2017 - 11h24

Ce manifeste est le résultat du travail continu de l'intersyndicale des orthophonistes, regroupant toutes les organisations représentatives des étudiants, des libéraux, l'écrasante majorité des salariés, et des chercheurs, depuis 2009. 
(C'est la même intersyndicale qui refuse aussi unanimement un Ordre)

Cette intersyndicale a permis la réussite du master pour tous les orthophonistes, seul moyen pour que tous les patients bénéficient de toutes les compétences des orthophonistes dans tous les territoires, qu'ils soient proches ou pas d'un établissement hospitalier.

L'exercice hospitalier et l'exercice libéral sont complémentaires, aucun ne doit remplacer l'autre. L'intersyndicale dénonce le salariat déguisé de libéraux par de nombreux établissements, il faut des orthophonistes salariés, et donc des salaires justes. 
Enfin aujourd'hui la majorité des orthophonistes hospitaliers exercent en "mixte", la porosité entre tous les types d'exercices constitue une force pour l'unité de la profession.

Estelle PRUVOT

20/01/2017 - 00h42

Les propos de JP VIDAL sont la réalité.

L'expertise des orthophonistes hospitaliers n'est pas reconnue et ne l'a pas été par la réforme des études. Il aurait été cohérent de mettre en place une formation en 5 ans avec une année de spécialisation pour ceux qui avaient le désir de travailler au sein d'équipes interdisciplinaires et cela aurait permis la création d'un corps d'orthophonistes praticiens. Ce nouveau corps aurait pu avoir plus aisément une reconnaissance salariale à la hauteur des compétences des orthophonistes hospitaliers. 

Mais les orthophonistes libéraux se sont opposés à cette réelle reconnaissance et maintenant les orthophonistes hospitaliers, les équipes interdisciplinaires et les patients en paient le prix. 

Et l'engraissement des libéraux est une évidence et cela au détriment d'un soin adapté et coordonné au sein d'une équipe pluri et interdisciplinaire.

Jean Pierre VIDAL

19/01/2017 - 11h59

Et à côté de cela, la CNAM décide unilatéralement avec ses CPAM que les hôpitaux sous DAF (psychiatriques essentiellement) devront payer les honoraires des orthophonistes libéraux pour des enfants suivis en CMP, même lorsque les prescriptions d'orthophonie sont faites par des médecins libéraux et bien que les hôpitaux n'ont ni les financements pour cela ni ne disposent d'orthophonistes salariés. Ce type de soins est géré de manière aberrante par notre système de santé, au détriment des prises en charge de patients et avec une grande injustice par le manque de reconnaissance des compétences d'orthophoniste (comme de kiné, d'ailleurs) qui rendent effectivement pour ces professions les carrières hospitalières non attractives, voire, pour les orthophonistes, la profession tout court avec en amont une formation malthusienne. Ces incohérences sont de fait un bon moyen "d'engraisser" les libéraux, comme en témoigne le nombre d'orthophonistes et de kinés qui s'installent en ville et, pour les kinés, qui ne se déplacent même plus aux domiciles des patients.

 

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23 décembre 2016

De qui se moque la FNO ?

Petit Papa Noël pourrais-tu apporter quelques cellules grises à ces gens qui font partie d'un syndicat qui se définit comme seul représentatif.

En effet, comme nous l'avons déjà écrit et dit ici ou ailleurs, la FNO n'a AUCUNE REPRESENTAVITE pour défendre les orthophonistes de la Fonction Publique et des salariés qui sont représentés UNIQUEMENT par les réprésentants du personnel élu et donc les grandes centrales syndicales. 

 

Depuis 2010, la FNO, par sa désinformation, par sa manière de tenter d'infiltrer les centrales syndicales (en voulant y imposer des gens qui ne sont pas là pour défendre leur corps mais simplement tenter de satisfaire l'ego démesuré de quelques orthophonistes libéraux de la FNO) bloque les reclassements des orthophonistes hospitaliers. 

Donc depuis 2010, la revalorisation des orthophonistes hospitaliers et par ricochet des orthophonistes salariés est bloquée par la FNO. 

Le refus d'une réingénierie mettant enfin en avant les compétences particulières des orthophonistes non libéraux avec la création d'une 5ème année de spécialisation. Cette réforme aurait logiquement engendré la création d'un nouveau statut au sein de la fonction publique hospitalière, celui d'orthophoniste praticien qui nous aurait permis d'obtenir le même statut que les sages-femmes entre autre.

Mais que nenni, ces personnages aux egos démesurés ont préféré retarder l'avancée et la reconnaissance des orthophonsites de la fonction publique et salariés pour obtenir une formation de 4 années diluées sur 5 années donc n'amenant aucun plus.

Maintenant depuis 2013, la FNO par ses magouilles continue à bloquer notre passage en catégorie A... Au début, ces personnages refusaient que des êtres supérieurs comme eux puissent avoir le même statut que les autres rééducateurs de la FPH qui eux sont au mieux reconnus Bac+3 pour 3 années d'étude (sauf les kinés). 

Lors des dernières propositions gouvernementales qui cette fois proposaient une réelle reconnaissance puisqu'enfin notre salaire passait à terme au dessus des IADE (Infirmiers de 4ème grade) ce qui correspond à notre statut de rééducateur... Bien sur la FNO a encore fait jouer ces pseudos représentants totalement incompétents pour oser refuser une telle avancée...

Le pompon est que la FNO ose critiquer le fait que les orthophonistes, les kinés et psychomots obtiennent une reconnaissance salariale supérieure aux autres rééducateurs.... Nous avons ici le chien qui se mord la queue dans toute sa splendeur...

Et pendant ce temps, nous, orthophonistes hospitaliers, nous avons toujours un salaire inférieur aux IDE, aux ergothérapeutes... qui eux sont passés en catégorie A et bénéficient des grades 1 et 2... Pour les IDE cela va faire 7 ans !!!!

 

Grille diffusée par la FNO et reprise dans le N°127 d'OrthoMagazine de nov & déc 2016.

Salaire-Orthomag

 

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26 novembre 2016

Eclairage réglementaire sur la double PEC

Je vous partage, un commentaire qui a été déposé concernant la double PEC. 

Voici un éclairage réglementaire sur la problématique récurrente de la double prise en charge : 

Avant toute chose, il est important de se renseigner sur la catégorie juridique de l'établissement afin de déterminer si celui-ci relève du champ médico-social ou du champ sanitaire. 

I - Champ médico-social 

Les établissements relevant du champ médico-social et financés par l’assurance maladie, ont vocation à prendre en charge, dans le cadre du budget qui leur est alloué, l’ensemble des soins des personnes accueillies (ou accompagnées) correspondant à leurs missions (R.314-26 CASF). 

Ainsi, dans le cas général, aucune « double prise en charge financière » pour des soins relevant des missions de la structure n’est donc possible (pas de remboursement en sus des soins inclus dans le périmètre tarifaire). Néanmoins, des prises en charges financières dérogatoires sont prévues par l’article R.314-122 du CASF. 

« I - Les soins complémentaires, délivrés à titre individuel par un médecin, un auxiliaire médical, un centre de santé, un établissement de santé ou un autre établissement ou service médico-social, sont pris en charge par les organismes d'assurance maladie obligatoire dans les conditions de droit commun, en sus du tarif versé à l'établissement ou au service : 

1° Soit lorsque leur objet ne correspond pas aux missions de l'établissement ou du service ; 

2° Soit, par dérogation aux dispositions du 2° de l'article R. 314-26, lorsque, bien que ressortissant aux missions de l'établissement ou du service, ces soins ne peuvent, en raison de leur intensité ou de leur technicité, être assurés par l'établissement ou le service de façon suffisamment complète ou suffisamment régulière. Dans ce cas, ces soins doivent faire l'objet d'une prescription par un médecin attaché à l'établissement ou au service. 

II. - Lorsque les soins complémentaires mentionnés au I sont liés au handicap ayant motivé l'admission dans l'établissement ou le service, leur remboursement est subordonné à l'accord préalable du service du contrôle médical, dans les conditions prévues à l'article L. 315-2 du code de la sécurité sociale. 

Les préconisations de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées, lorsqu'elles existent, sont jointes à la demande d'entente préalable ». 

Des soins complémentaires peuvent être prescrits par le médecin attaché à l’ESMS : 

- dans les établissements relevant du 2° de l’article L.312-1 CASF à savoir l’ensemble les établissements et services d'enseignement qui assurent, à titre principal, une éducation adaptée et un accompagnement social ou médico-social aux mineurs ou jeunes adultes handicapés ou présentant des difficultés d'adaptation (IME, ITEP, SESSAD, CMPP) ; 

- dans les CAMSP (R.314-124 CASF) ; 

- dans les établissements et services relevant du 7° de l’article L.312-1 CASF (l’application de l’article R.314-122 est étendue aux adultes : R.314-147 CASF) à savoir les SAMSAH, FAM et MAS. 

Les soins relevant du I 2° du R. 314-122 doivent faire l'objet d'une prescription du médecin de l'établissement accompagnée d'un courrier à l'attention du médecin conseil. 

La prescription doit décrire de manière précise les éléments médicaux motivant la prise en charge exceptionnelle par l'Assurance Maladie. Ainsi, des arguments liés aux contraintes organisationnelles (difficultés de recrutement) ne sont pas suffisantes. 

Lorsque les soins ne correspondent pas aux missions de l’établissement, c’est le droit commun qui s’applique et les DAP ne concernent que les actes ou demandes d’ALD. 

Le financement des établissements et services médico-sociaux est assuré par l'assurance maladie via un prix de journée, un prix de journée globalisé, une dotation globale ou un forfait global de soins. 

Ce financement comprend l'intégralité des prestations nécessaires à la prise en charge du bénéficiaire relevant des missions de l'établissement. 

Les soins complémentaires sont remboursés en sus, sur le risque maladie (risque individuel) dans les conditions de droit commun (taux de prise en charge, inscription à la NGAP…). 

En cas d’accord du service médical à la demande d’accord préalable, l’ensemble des soins sont remboursés en sus. Ils font l’objet d’une feuille de soins électronique (transmission électronique) ou feuille de soins papier adressée par le professionnel de santé à la caisse d’affiliation de l’assuré. 

A noter : un orthophoniste qui intervient en EHPAD devra se renseigner sur l’option tarifaire (partielle ou globale) de l’établissement. En option globale, les soins d’orthophonie relèvent du budget de l’établissement alors qu’en option partielle, ils sont remboursables à l’assuré dans les conditions de droit commun. 


II – Champ sanitaire (sectorisation psychiatrique CMP et CPEA) 

Les centres médico-psychologiques relèvent du champ sanitaire (et non médico-social). Leurs fonctions ont été définies dans l’article 1er de l’arrêté du 14 mars 1986 relatif aux équipements et services de lutte contre les maladies mentales, comportant ou non des possibilités d'hébergement. 

Ils sont définis comme des unités de coordination et d'accueil en milieu ouvert, organisant des actions de prévention, de diagnostic, de soins ambulatoires et d'interventions à domicile, mises à la disposition d'une population. Ils peuvent comporter des antennes auprès de toute institution ou établissement nécessitant des prestations psychiatriques ou de soutien psychologique. Par ailleurs, la circulaire du 14 mars 1990 relative aux orientations de la politique de santé mentale précise les missions des centres médico-psychologiques (CMP). 

Les CMP sont des unités de premier recours délivrant des consultations. Ils sont rattachés à un établissement de santé relevant du secteur psychiatrique. Aussi, en application de l'article L. 162-26 du code de la sécurité sociale, leur financement s'effectue par le versement d'une dotation annuelle de financement (DAF) couvrant l'organisation et la prise en charge des consultations et actes externes. 

Le CMP accueille toutes les demandes de soins, effectue un travail de diagnostic et d'évaluation, si nécessaire assure des prises en charge thérapeutiques, la coordination avec d'autres lieux de soins dans certaines situations complexes, et la coordination avec les autres systèmes locaux d'aide. Outre les consultations, il existe une gamme diversifiée d'actions thérapeutiques (individuelles ou groupales) mise en œuvre par une équipe pluri-professionnelle, sous la responsabilité d'un médecin psychiatre. 

Les soins délivrés au CMP sont principalement basés sur les aspects médicaux. Le CMP comprend des psychiatres, des infirmiers ou puéricultrices, un ou des psychologues, assistants sociaux, auxquels peuvent s'adjoindre un orthophoniste, un psychomotricien et / ou un éducateur spécialisé. 

Concernant plus spécifiquement la prestation d'orthophonie, les orthophonistes peuvent intervenir à titre salarié ou libéral pour des actions correspondant aux missions qui leur sont confiées dans le cadre de leur profil de poste. 

Une des missions du CMP étant la coordination des soins avec d'autres lieux de prise en charge, il convient pour le CMP, dès lors qu'il n'est pas en mesure de faire intervenir des orthophonistes hospitaliers, d'organiser avec les orthophonistes libéraux la prise en charge des patients concernés après s'être assuré que la direction de son établissement gestionnaire valide le recours à cette prestation et en assure la rémunération directement auprès des intervenants libéraux. 

Dans ce cadre, les séances ne sont pas à la charge de l'Assurance Maladie puisque déjà comprises dans la DAF (dotation annuelle de financement) perçue par l'établissement dont relève le CMP. 

Il faut cependant apprécier certaines situations au cas par cas. En effet, « les actions tendant à mettre en œuvre le projet territorial de santé mentale font l'objet d'un contrat territorial de santé mentale conclu entre l'agence régionale de santé et les acteurs du territoire participant à la mise en œuvre de ces actions » (art L.3221-2 CSP, V°). Aussi, suivant ces projets répondant à un besoin territorial, certaines dérogations ont pu être tolérées par les ARS. 

A titre d’exemple, un CMP qui aurait conclu avec l’ARS un accord ne permettant pas de prendre en charge financièrement une maladie intercurrente couteuse d’un de ses patients (type hémophilie) devra dans ce cas se rapprocher de l’ARS pour demander, à titre dérogatoire, un abondement de sa DAF afin de couvrir ces soins. 

A noter : la procédure des soins complémentaires prévue à l’article R 314-122 du code de l’action sociale et des familles concerne uniquement le champ médico-social et ne s’applique donc pas aux CMP qui relèvent du champ sanitaire. 

Cdt 

ACTUSECU

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16 octobre 2016

Soignants en sursis

Je ne suis pas infirmière MAIS  je suis soignante orthophoniste et maintenant cadre de santé au sein de la FPH. Nous souffrons tous de ne pas avoir les moyens de soigner ceux qui souffrent dans le corps, dans leur santé mentale... Nous n'avons pas choisi ce métier pour souffrir mais pour accompagner ceux qui souffrent et alléger leurs douleurs. Donnez nous les moyens de continuer, Ne nous laissez pas mourir à petit feu.

Redonnez vie aux soignants...

Permettez leur de continuer à être là pour ceux qui souffrent et allégez LEUR souffrance au travail...

Les soignants ont besoin d'être respectés et de pouvoir redonner un sens à leur travail,

ils ont besoin de matériel pour exercer leur art,

ils ont besoin de reconnaissance,

ils ont besoin d’effectifs,

ils ont besoin de repos,

ils ont besoin d'espace de réflexion,

ils ont besoin d'écoute, de partage...

Ils ont besoin d'humanisme de leurs tutelles pour continuer à transmettre leur humanité à leurs patients.

Source : Coordination Nationale Infirmière

Pétition : S.O.S : Soignants . Oppression . Suicides sur Change.org  

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03 octobre 2016

Orthophoniste revalorisation

Ce matin, je trouve dans ma boite mail, le courrier suivant Manifeste de soutien aux orthophonistes hospitaliers...

courrier_manifeste

Je suis parfaitement d'accord avec ce qui y est écrit. Mais la question qui me vient à l'esprit en lisant cette lettre pertinente est :

Pourquoi ces orthophonistes ont-ils refusé la réforme pertinente des études qui proposait une formation d'orthophonie de 4 ans avec une formation de spécialité d'une année pour ceux et celles qui souhaitaient développer une expertise, entamer un travail de recherche ? 

Parce que ce qui est décrit dans ce courrier est bien l'expertise des orthophonistes salariés et en particulier des hospitaliers...

Il y est bien décrit que sans les orthophonistes hospitaliers la formation et la reconnaissance de la profession sont en danger.

Il y est bien écrit que seuls les orthophonistes spécialisés sont qualifiés et donc certainement compétents pour prendre en charge les troubles lourds...

D'ailleurs il suffit de parcourir les pseudo groupes de parole des orthophonistes sur les réseaux sociaux pour constater qu'un grand nombre d'orthophonistes n'ont pas les capacités, les qualifications et encore moins les compétences pour prendre en charge les pathologies complexes du langage et de la communication. Et ce qui est encore plus grave est qu'elles et ils n'ont pas les capacités réflexives pour exercer un métier de soin et encore moins l'humilité nécessaire...

Comme je l'ai déjà écrit à maintes reprises ,ici ou ailleurs, l'orthophonie mérite des spécialisations et nous savons bien qu'il y a plusieurs orthophonies et que nous ne sommes pas tous prêts à prendre en charge des pathologies complexes.

Nous savons également que la création d'un statut de Praticiens Orthophonistes qui aurait découlé de cette double formation aurait permis la création d'un corps spécifique qui nous aurait sorti des personnels de rééducation et donc permis une revalorisation équitable des orthophonistes hospitaliers. 

Enfin, il est important de rappeler que les orthophonistes hospitaliers sont certes mal payés, bien en dessous de leur qualifications mais nous ne sommes pas au SMIC. Laisser croire cela est malhonnête... Un orthophoniste titulaire depuis le début de sa carrière, comme moi, avec 20 ans d'ancienneté gagne un tout petit peu plus que 2000 euros net, donc nous sommes plus prêts de deux SMIC que d'un. Certes je suis déjà à l'avant dernier échelon de la grille donc mon salaire est quasi bloqué jusqu'à ma retraite. 

Ce n'est pas le Gouvernement qui pratique l'inertie. Cette inertie est simplement la conséquence de l'incompétence des personnes qui se disent représentatives et qui noyautent tous les possibles espaces de réflexion qui pourraient faire avancer la reconnaissance de l'orthophonie.

Quand on réclame n'importe quoi et surtout quand on n'a aucune légitimité, il ne faut pas s'étonner de ne pas être pris au sérieux... En quelque sorte les orthophonistes ont eu ce qu'ils et elles méritent...

 

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20 février 2016

Revalorisation encore repoussée... Merci la FNO !!!

Une fois de plus, ce syndicat repousse par son entêtement et sa méconnaissance de la fonction publique notre revalorisation salariale.

Les IADE sont passés par la revalorisation par prime... et eux ont des revenus bien supérieurs aux nôtres.

120 euros mensuels de prime et 47 points de NBI...

Ce n'est qu'en passant par les primes que nous pourrons sortir de cet imbroglio...

C'est comme ça quand des personnes incompétentes sont autocratiques... Nous aurions pu avoir notre revalorisation salariale dès 2010...

Nous aurions pu avoir un nouveau statut en créant au sein des hôpitaux des Orthophonistes-Praticiens (bac+5 par spécialisation) et obtenir le même statut que les Sages-femmes...

Mais il y a ce syndicat de libéraux qui n'y connait rien...

Merci à ce syndicat !!!!

Franchement qui a entendu parlé de cette mobilisation ? Aucun chiffre d'ailleurs... 

2016

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08 décembre 2015

Est-ce qu'il aura de la neige à Noël ?

Le Gouvernement lâche du lest sur les négociations salariales des orthophonistes

Publié le 07/12/15 - 17h33 - HOSPIMEDIA

 

Reçue le 3 décembre dernier par le cabinet de la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, l'intersyndicale des orthophonistes de la fonction publique hospitalière en est ressortie globalement satisfaite. En effet, "une porte semble enfin s'entrouvrir après deux années d'un immobilisme insupportable face à l'urgence de la situation", soulignent la FNO, la Fneo, la Fof, l'Unadreo, l'Ufmict-CGT, FO, l'Unsa, la CFTC, Sud Santé sociaux et le CFO par communiqué commun*. "Après s'être rejeté la responsabilité de ce dossier pendant plusieurs mois, les ministères de la Fonction publique et de la Santé affichent maintenant un discours commun pour demander un mandat au Premier ministre Manuel Valls leur permettant d'engager des négociations", se félicitent les syndicats.

Ce mandat doit concerner plusieurs axes pour renforcer l'attractivité des postes, en travaillant notamment sur la grille salariale. "Cette grille, qui tiendrait compte du niveau de compétences, d'exercice, de sujétion et de formation, s'inscrirait au sein d'une nouvelle filière des métiers de rééducation", (commentaire Orthologo : ce qui existe déjà) ajoute l'intersyndicale. "C'est une première réponse dont nous prenons acte", s'exclament les orthophonistes mais sitôt de mettre en garde les pouvoirs publics : "Nous n'accepterons ni délais d'attente supplémentaires, ni niveau de grille qui ne correspondent pas à notre niveau de qualification et de compétence." Et d'en appeler à Matignon pour qu'il accepte le mandat qui lui sera soumis dans les prochains jours et donne les moyens à ses deux ministères de mettre en œuvre "immédiatement" cette réévaluation salariale.

Mi-octobre, l'intersyndicale avait promis une grève générale pour le 17 novembre sur ces mêmes thématiques salariales mais ce mouvement avait finalement été annulé à la suite des attentats qui ont frappé Paris et Saint-Denis le 13 novembre. Par la suite, Sud Santé a invité seul tous les orthophonistes salariés à faire grève le 10 décembre mais cet appel a finalement été retiré au lendemain de l'entrevue au ministère, comme l'a indiqué la secrétaire fédérale du syndicat, Marie-Hélène Durieux, à Hospimedia. En 2012, les orthophonistes hospitaliers étaient au nombre de 1 600, soit tout juste 7,4% des effectifs de la profession. D'après l'intersyndicale, un salarié débute aujourd'hui sur un salaire au Smic +60 euros. Pour devenir l'équivalent d'autres professions hospitalières à bac +5 (infirmiers anesthésistes, ingénieurs en santé), la reconnaissance statutaire impliquerait 25-30% d'augmentation.
Thomas Quéguiner 
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* L'intersyndicale rassemble la Fédération nationale des orthophonistes (FNO), la Fédération nationale des étudiants en orthophonie (Fneo), la Fédération des orthophonistes de France (Fof), l'Union nationale pour le développement de la recherche et de l'évaluation en orthophonie (Unadreo), l'Ufmict-CGT, FO, l'Unsa, la CFTC, Sud Santé sociaux et le Collège français d'orthophonie (CFO).

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Grille salariale des IADE ce que j'évoquais dans le poste du 25 août 2015

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26 novembre 2015

Les Kinés, eux ont des demandes claires

Les kinésithérapeutes demandent à Marisol Touraine un état des lieux sur l'exercice salarié

Publié le 25/11/15 - 17h31 - HOSPIMEDIA

Les organisations professionnelles des masseurs-kinésithérapeutes, qui s'étaient constituées en intersyndicale pour demander — notamment en 2014 — la reconnaissance du diplôme au grade master, reprennent la parole. Mardi 25 novembre, lors du Haut Conseil des professions paramédicales (HCPP), Yvan Tourjansky, secrétaire général du Syndicat national des masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs (SNMKR) a lu, au nom de l'ensemble des signataires*, une déclaration dénonçant le "délaissement total des masseurs-kinésithérapeutes hospitaliers et médico-sociaux tant publics que privés par l'État". Pour preuve, en vingt-cinq ans, la moitié de ces professionnels ont quitté les hôpitaux publics. L'intersyndicale s'inquiète tout particulièrement de leurs conditions de travail, leur faible rémunération (NDLR : inférieure aux IDE et nettement inférieure aux IADE, IBODE et Puericultrices) et leur "sous-effectif chronique et croissant, les obligeant à ne répondre qu'à l'urgence du moment avec un impact délétère pour la qualité des soins et la satisfaction du travail". Le nombre considéré comme insuffisant de kinésithérapeutes salariés les mettrait en difficulté pour assurer la formation des étudiants et les projets de recherche. 

L'intersyndicale demande donc à Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes de lancer un état des lieux sur les besoins en kinésithérapie dans les structures de soins. Elle propose même que ce bilan prenne la forme d'une enquête ou d'un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas). Cela permettrait, selon Yvan Tourjansky, contacté par Hospimedia, d'avoir des données précises sur cette situation dénoncée par les professionnels depuis plusieurs années. L'intersyndicale suggère aussi que s'ouvre immédiatement un travail sur les missions, rôles, carrières et organisation des soins des kinésithérapeutes hospitaliers. Enfin, elle propose également l'ouverture rapide de négociations salariales dans tous les secteurs (privé, public). Michèle Lenoir-Salfati, sous-directrice de la DGOS, aurait, de son côté, reconnu au HCPP que les bilans sociaux des hôpitaux publics entre les mains des ARS montrent les tensions qui existent dans les métiers de la rééducation, elle n'a toutefois pas pris d'engagement, a rapporté Yvan Tourjansky.

La problématique de l'exercice salarié pose question depuis plusieurs années. Cet été, l'Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a évoqué le sujet en réunion avec le DGOS, Jean Debeaupuis. "Nous lui avons même transmis une série de signalements de postes de masseurs-kinésithérapeutes en établissements occupés par d'autres professionnels, et donc en situation d'exercice illégal", signale à Hospimedia, Pascale Mathieu, présidente de l'ordre.

Lydie Watremetz 
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* Les signataires : CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, Unsa, Sud, Alizé (syndicat libéraux-salariés), Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, Collège nationale de la kinésithérapie salariée (CNKS), Fédération française des masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs (FFMKR), Fédération nationale des étudiants en kinésithérapie (Fnek), Syndicat national des instituts de formation en masso-kinésithérapie (Snifmk), Union nationale des syndicats de masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs libéraux (SNMKR-OK), Union nationale des masseurs-kinésithérapeutes aveugles et malvoyants (Unakam)

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