orthologo

Petit au revoir

Depuis maintenant plusieurs mois, je n'exerce plus le métier d'orhophoniste.

J'exerce maintenant d'autres fonctions toujours au sein de la Fonction Publique. Cela faisait longtemps que j'avais envie d'autres choses, d'apprendre de nouveau et de partager autrement ce qui me passionne : le soin, l'écoute...

J'ai appris au fil des années que les soignants ne pouvaient exercer leur art qu'en étant reconnus, estimés, valorisés, accompagnés... J'ai donc choisi de m'orienter vers l'accompagnement de ces soignants pour que nous puissions ensemble rêver et développer une utopie du soin plus humaniste, plus à l'écoute qui s'inscrive dans une éthique partagée.

En quelque sorte, j'essaie de mettre en place plus largement ce que j'ai toujours tenté d'offrir aux patients qui m'étaient confiés. Permettre aux soignants de prendre la parole et donner du sens à leur engagement...

Cette évolution de carrière explique donc que j'intervienne moins sur ce blog... Je pense toujours avoir ma légitimité d'orthophoniste, thérapeute du langage et de la communication mais je n'ai plus le temps de consacrer la même énergie à ce blog. J'avoue que ce travail réflexif me manque... mais je réfléchis déjà à essayer de le transposer à ma nouvelle profession. 

J'espère que cette bulle d'oxygène qu'a été ce blog au fil du temps sera pour ceux qui sont prêts à cette réflexivité une source de questionnement, d'éveil, de remise en cause de nos enseignements orthophoniques.

Si j'en trouve le temps, j'essaierai de continuer à transmettre les informations ici ou ailleurs. 

Merci à ceux et celles qui m'ont suivi pendant toutes ses années... Merci de vos questions, merci de vos soutiens, de vos attaques qui sont la preuve que le monde de l'orthophonie peut être vivant...


Orthophoniquement vôtre. 

Orthologo

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25 mars 2017

Message de la FOF

En effet la situation nécessite que la mobilisation continue.

Et la FOF appelle à la grève et à se rassembler au MASS pour le lundi 27 mars, ainsi qu'aux diverses actions et mobilisations en région .

Résumé de la situation :

Jeudi 16 mars 2017, lors du Conseil Supérieur de la FPH, les Organisations Syndicales, représentatives des salariés, ont rejeté à l'unanimité le projet de décret qui reclassait les orthophonistes avec les rééducateurs sans proposer une grille salariale spécifique tenant compte de notre niveau de qualification (Bac+5), de compétences et d'autonomie. 

Le ministère et la DGOS avaient alors  30 jours maximum pour réunir un CSFPH extraordinaire, et proposer un nouveau projet acceptable par la profession. 
Ce prochain CSFPH est fixé au lundi 27 mars, et  le projet de décret sera probablement  proposé presque à l’identique. De plus, les bornages indiciaires des grilles ne sont pas communiqués.
Des Assemblées Générales intersyndicales vont se tenir dans de nombreuses régions.
Donner libre cours à toute initiative rappelant à nos élus et au ministère nos demandes.

Nous soutiendrons l'action des étudiants et des professionnels qui feront un sitting devant le MASS.

Nous vous joignons :

- Les préavis de grève ( CGT, FO ) pour le lundi 27 mars.

- Des envois de courriers à vos élus sont toujours possibles et utiles. Ci-joint des modèles de lettres pour les députés, sénateurs et maires . 

et  la liste d'élus  ayant répondu; si vous avez connaissance d'autres élus ayant répondu à nos courriers merci de nous les faire connaitre.

- Nous avons également actualisé les cartes dont le texte peut directement être envoyé aux adresse suivantes :

Pour la présidence de la république :

 ou envoyer un courrier par la poste :

Monsieur le Président de la République

55 Rue du Faubourg Saint-Honoré

75008 PARIS

Pour le premier ministre​

http://www.gouvernement.fr/contact/ecrire-au-premier-ministre

Monsieur le Premier Ministre

57 rue de Varenne

75007 PARIS

​Pour le ministère de la santé

14 avenue Duquesne 75007 Paris 7ème 

- le CDP intersyndical du 23 mars.

Le bureau 

La commission exercice salarié .

FOF

Fédération des Orthophonistes de France

16 Rue des Champs de Charolles

71120 Charolles

Tél : 03 88 35 90 52

Site : http://www.fof.asso.fr/

Mail fof.federation@gmail.com

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Hospimedia

RESSOURCES HUMAINES

La DGOS campe sur son bac+3 pour les orthophonistes et masseurs-kinésithérapeutes hospitaliers


Publié le 24/03/17 - 17h42 - HOSPIMEDIA

Ce 27 mars se tient le dernier Conseil supérieur de la FPH du quinquennat. Malgré l'opposition unanime des syndicats, la DGOS va présenter une version inchangée de son projet de reclassement en catégorie A des orthophonistes et masseurs-kinésithérapeutes. Elle mise sur sa prime d'engagement pour les convaincre d'embrasser une carrière hospitalière.

S'ils sont parvenus durant ce quinquennat à convaincre le ministère des Affaires sociales et de la Santé du bien-fondé de leur octroyer le grade de master, et donc un niveau d'études à bac+5, les orthophonistes et masseurs-kinésithérapeutes hospitaliers (1) devront irrémédiablement se contenter d'un niveau de salaire à bac+3. Telle est en effet la teneur des projets de textes présentés le 16 mars dernier au Conseil supérieur de la fonction publique hospitalière et qui le seront à nouveau ce 27 mars pour la dernière séance du conseil supérieur de ce quinquennat. Et malgré le rejet unanime des organisations syndicales mi-mars, la DGOS s'apprête à revenir devant elles avec des projets de textes — dont Hospimedia a obtenu copie (à télécharger ci-dessous) — en tout point identiques.

Un "nivellement par le bas", un "anéantissement"

Le front commun mené depuis plusieurs mois par les acteurs de la rééducation, enrichi dernièrement par l'appui de plusieurs médecins et hospitalo-universitaires (lire ici et  nos articles), n'a donc pas fait plier le Gouvernement. Au risque de faire disparaître ces métiers de l'hôpital : les postes d'orthophonistes et de masseurs-kinésithérapeutes publics ont ainsi fondu de plus de 10% en seulement cinq ans. Un "nivellement par le bas" qui s'apparente à un véritable "anéantissement" pour le syndicat de masseurs-kinésithérapeutes Alizé. Or "les rééducateurs représentent 2% des personnels non médicaux et sages-femmes mais ils sont indispensables au sein des services, insiste pour sa part la CGT, pour soigner, rééduquer, prévenir, informer, former en lien avec l'équipe soignante." Quant aux représentants de l'orthophonie, ils voient dans ce "projet inique de reclassement" un "déni de démocratie". Et si la DGOS assure que sa prime d'engagement saura attirer les plus jeunes à l'hôpital (lire l'encadré), la profession estime bien au contraire qu'elle ne sera d'aucun effet sur les effectifs. Pour tenter une dernière fois d'infléchir la position des pouvoirs publics, les professionnels de santé sont appelés à battre le pavé ce 27 mars sous les fenêtres de la ministre Marisol Touraine. Mais il semble bien que seul le vainqueur du prochain scrutin présidentiel puisse désormais venir contrecarrer la donne et accorder ce bac+5 salarial tant attendu.

Un reclassement indiciaire effectif début 2018

Mais que dit ce projet de décret ? En soi, il insère "de nouvelles dispositions dans le décret "coquille" qui avait été pris pour le corps des ergothérapeutes, au profit des corps des masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues, psychomotriciens, orthophonistes et orthoptistes, afin de les intégrer en catégorie A", expose la DGOS. Le texte évoque ainsi les dispositions relatives aux modalités de recrutement, de nomination et de classement dans les nouveaux statuts des cinq corps précités en sachant que seuls les orthophonistes et masseurs-kinésithérapeutes affichent un diplôme à bac+5 (les trois autres sont à bac+3). Il détaille aussi les dispositions relatives à la constitution initiale de leur bascule en catégorie A par l'intégration automatique des personnels des précédents corps de catégorie B, lesquels sont de facto mis en voie d'extinction (2). Toutefois, cette intégration automatique peut être contrecarrée : certains professionnels de santé peuvent en effet décider de demeurer dans leur corps d'origine, donc en catégorie B, et user ainsi de leur droit d'option individuel. Au contraire de ceux désirant basculer en catégorie A ou des agents ne pouvant prétendre à ce droit d'option, ils conservent le bénéfice d'un départ en retraite anticipée mais ne pourront prétendre à un gain indiciaire. Quant aux nouvelles grilles indiciaires des cinq corps basculés en catégorie A, il faudra attendre le 1er janvier 2018 pour que s'opère ce reclassement.

Un seul poste par corps éligible à la prime triennale par GHT

Ce 27 mars, la DGOS présente également pour la seconde fois en dix jours son projet de décret et l'arrêté associé créant une prime d'engagement pour certains orthophonistes et masseurs-kinésithérapeutes hospitaliers, histoire de les convaincre de venir à l'hôpital (à télécharger ci-dessous). Ceux-ci doivent s'engager par écrit à exercer à temps plein pendant trois ans consécutifs après leur titularisation dans des établissements publics de santé ou médico-sociaux situés dans un territoire présentant "un risque significatif de fragilisation de l'offre de soins". Le bénéfice de cette prime de 9 000 euros est réservé aux agents nouvellement recrutés dans leur corps, ainsi qu'aux contractuels mis en stage sur un poste à recrutement prioritaire. La liste des postes certifiés prioritaires sera arrêtée pour trois ans et révisable annuellement par l'ARS sur proposition du directeur de l'établissement support du groupement hospitalier de territoire (GHT) concerné. Mais pour chacun des deux corps concernés, un seul poste pourra être déclaré prioritaire par GHT. Quant au versement de la prime, il est prévu en trois temps : en début de stage sous réserve de titularisation ; à la fin de la première année d'engagement ; puis de la deuxième.
Thomas Quéguiner

(1) Le cursus des orthophonistes est reconnu au grade de master depuis la rentrée universitaire 2013-2014. Les masseurs-kinésithérapeutes y accèderont quant à eux à compter de la prochaine rentrée 2017-2018.

(2) En catégorie B, il ne demeurera donc comme personnels de rééducation hospitaliers qu'un seul corps, celui des diététiciens (diplôme bac+2).

Tous droits réservés 2001/2017 — HOSPIMEDIA

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26 février 2017

L'orthophonie

Entre langue et parole2   Entre langue et parole

 

Entre langue et parole, le métier d'orthophoniste

Isabelle ALICatherine WOLF

Avec la participation de Arielle ANCELClaire CHARMETANTNadine JAFFREDOAnne LAINEMichel LUCON

Dans le cabinet de l’orthophoniste, Léa entre, inquiète, parce qu’elle n’arrive pas à lire en fin de CP, monsieur R. consulte car il ne trouve plus les mots ni ses clefs, Thomas a 3 ans mais il ne parle pas, madame V. vient de quitter l’hôpital et elle ne parle plus, Simon bégaie au collège et à table, Nathan ne veut pas articuler le « je »…

Où est le lien entre toutes ces histoires, ces symptômes différents ? Qu’ont-ils en commun pour pousser la porte de l’orthophoniste ? Que peut proposer l’orthophoniste ?

Des orthophonistes présentent leur métier, sa formation initiale, ses modes d’exercice, sa pratique mais aussi leur propre conception de leur fonction, leurs choix professionnels et les références qui les sous-tendent, les théories du langage auxquelles ils souscrivent et les pratiques qui en découlent.

Si l’orthophoniste connaît le langage et ses sciences, il ne sait rien du patient qui s’adresse à lui avec son symptôme. Chaque rencontre est originale, l’orthophoniste est à l’écoute de tout ce qui parle sans forcément se dire. Il se laisse surprendre par un coup d'œil, une mimique, un geste, une réflexion qui pourrait sembler anodine ou décalée. C'est donc du patient, de sa manière d'aborder son symptôme et des possibilités de s’en défaire dont il va être question tout au long de cet ouvrage.

 

Résumé

Des orthophonistes présentent leur métier : sa formation initiale, ses modes d’exercice, sa pratique. Ils développent ce qui conduit à consulter en orthophonie, ce qui s’y passe et pourquoi ; mais aussi ce sur quoi ils agissent et comment.

Après la présentation des fondamentaux de l’orthophonie (sa formation initiale, ses modes d’exercice, les patients qui font appel aux orthophonistes), les auteurs développent leur propre conception du métier, leurs choix professionnels et les références qui les sous-tendent, les théories du langage auxquelles ils souscrivent et les pratiques qui en découlent.

A propos des auteurs 

Isabelle Ali est orthophoniste, impliquée à la Fédération des orthophonistes de France (FOF). Elle exerce en libéral à Coulaines (72) depuis 2000 et est formée à la PRL (pédagogie relationnelle du langage) et aux techniques des associations.

Catherine Wolf est orthophoniste, impliquée à la Fédération des orthophonistes de France (FOF). Elle exerce en libéral à La Ménitré (49) depuis 1979 et a participé à la dernière refonte des études. Elle est formée à la PRL (pédagogie relationnelle du langage) et aux techniques des associations.

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22 janvier 2017

Orthophonistes hospitaliers (salaire)

Article publié cette semaine dans HOSPIMEDIA, site d'informations pour la santé mais accessible par abonnement donc malheureusement limité. Diffusé avec l'autorisation de l'auteur.

367 médecins alertent Marisol Touraine sur l'état de déliquescence de l'orthophonie à l'hôpital


Publié le 18/01/17 - 12h25 - HOSPIMEDIA

Au sein de la fonction publique hospitalière, la situation des orthophonistes est toujours aussi préoccupante. Dans un dialogue de sourds avec le ministère, ils ne cessent depuis de longs mois de réclamer une pleine reconnaissance salariale de leur bac +5 : 62 PU-PH et 305 autres médecins viennent de leur apporter ouvertement leur soutien.

 

Dans un manifeste adressé début janvier à la ministre des Affaires sociales et de la Santé (à télécharger), quelque 500 professionnels de santé dont 305 médecins de toutes spécialités et 62 professeurs des universités-praticiens hospitaliers (PU-PH) font pression sur Marisol Touraine pour qu'elle daigne enfin appuyer les recommandations des orthophonistes hospitaliers. Et ceci alors que les discussions salariales avec la DGOS sont dans l'impasse depuis de longs mois (Orthologo : essentiellement bloqué par un syndicat non représentatif mais ayant infiltré les OS représentatives, cf. les articles précédents et le fait que la réforme des études n'aient pas permis de créer une spécialisation qui aurait permis de créer un nouveau corps de professionnels) déploraient à nouveau de concert le 5 janvier l'intersyndicale* des orthophonistes et masseurs-kinésithérapeutes hospitaliers dans un communiqué. Selon ses membres, les nouvelles grilles salariales proposées pour cette filière de rééducation "ne permettront en aucun cas de résoudre les problèmes d'attractivité". Et de pointer à nouveau : des salaires proches du salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) malgré un cursus à bac +5 (depuis la rentrée 2013-2014 pour les orthophonistes, celle à venir 2017-2018 pour les masseurs-kinésithérapeutes) ; une véritable "épidémie" d'hospitaliers ; des difficultés à assumer toutes les missions de soin ; et l'"incapacité à encadrer et former les futurs professionnels dans de bonnes conditions". "Dans les conditions de rémunération actuelles, les orthophonistes ne peuvent plus travailler à l'hôpital, abondent les signataires du manifeste (lire notre article) (Orthologo : article de quelqu'un qui représente les libéraux et n'a aucune légitimité pour les exercices libéraux et salariés). Les chefs de services hospitaliers ne parviennent plus à recruter. Les postes disparaissent." (Orthologo "Ceci n'est pas nouveau, en 2006, quand j'ai quitté mon poste précédent devant l'impossibilité de recruter, le poste a été transformé en poste de psychologue clinicien". Il faut dire que la FNO dont le discours était et est très présent dans la plupart des écoles n'a jamais eu un discours valorisant l'exercice hospitalier et salarié, il nous était clairement déconseillé d'aller exercer à l'hôpital. Rappel à l'hôpital ce ne sont pas les médecins qui recrutent les paramédicaux mais les Directions des Soins.)

 

Un travail pluridisciplinaire "appauvri"

Dans leur cri d'alerte à la ministre, doublée d'une tribune (Attention le lien sur Hospimedia était celui de la CGT, voici le lien du Monde ICI) dans Le Monde ayant pour titre Quand l'orthophonie quitte l'hôpital, ils listent cinq conséquences extrêmement néfastes pour la qualité des soins. C'est d'une part un travail pluridisciplinaire qui ressort "appauvri" par l'absence de diagnostic et de rééducation orthophoniques dans de nombreuses équipes hospitalières. Et de recenser les centres de référence des troubles du langage et des apprentissages, les centres ressources autisme, les centres médico-psychologiques, les unités neurovasculaires, les centres mémoire de ressources et de recherche, les centres d'action médico-sociale précoce, etc. D'autre part, "la cohérence et la continuité du projet thérapeutique des patients sont mises en péril par la rupture du réseau ville-hôpital, alors même que les cabinets libéraux sont déjà asphyxiés par des listes d'attente surchargées". Or, rappellent dans un troisième temps les signataires, "certains patients présentant une pathologie lourde ont besoin d'une prise en charge spécifique et/ou pluridisciplinaire qui ne peut plus être assurée par les orthophonistes hospitaliers". Quatrième élément d'inquiétude : le fait que les étudiants en orthophonie ne parviennent plus à trouver des terrains de stage dans les domaines d'expertise présents à l'hôpital. Enfin, le turn-over des orthophonistes devient "incessant", ce qui "ne leur permet ni d'acquérir ni de transmettre l'expertise clinique nécessaire à l'exercice de leur fonction auprès des patients".

 

Une fin de non-recevoir aux orthophonistes du Centre-Val de Loire (Ceci est porté par la CGT)

Ce 18 janvier dans un communiqué, les étudiants et orthophonistes de la région Centre-Val de Loire indiquent n'avoir reçu aucune réponse de la part de Marisol Touraine à leur demande de rendez-vous sollicitée sept jours plus tôt. Ce sont ces mêmes professionnels qui sont à l'initiative du manifeste et de la tribune précités, au retentissement désormais national. Et de dénoncer le "mépris" affiché à leur encontre et les "nombreux délits de fuite" constatés lors des déplacements publics en région pour une ministre, rappellent-ils en guise d'avertissement, pourtant en Centre-Val de Loire dans son fief électoral.

Thomas Quéguiner

Ecrire à l'auteur

* Ufmict-CGT, FO santé sociaux, Sud santé sociaux, Unsa santé sociaux, CFE-CGC santé social, CFDT santé sociaux, CFTC santé sociaux, Fédération nationale des orthophonistes (FNO), syndicat des kinésithérapeutes Alize, Fédération des orthophonistes de France (Fof), Fédération française des masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs (FFMKR), Union nationale des syndicats de masseurs-kinésithérapeutes libéraux (UNSMKL), Union nationale des masseurs-kinésithérapeutes aveugles et malvoyants (Unakam), Union nationale pour le développement de la recherche et de l'évaluation en orthophonie (Unadreo), Collège français d'orthophonie (CFO), Collège national de la kinésithérapie salariée (CNKS), Fédération nationale des étudiants en orthophonie (Fneo) et Fédération nationale des étudiants en kinésithérapie (Fnek).

Liens et documents associés

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Vos réactions (3)

 

Bruno SARRODET (Ajout pour savoir d'où parle cette personne, représentant de FNO, syndicat d’orthophonistes libéraux, non représentatif pour les salariés et les hospitaliers)

21/01/2017 - 11h24

Ce manifeste est le résultat du travail continu de l'intersyndicale des orthophonistes, regroupant toutes les organisations représentatives des étudiants, des libéraux, l'écrasante majorité des salariés, et des chercheurs, depuis 2009. 
(C'est la même intersyndicale qui refuse aussi unanimement un Ordre)

Cette intersyndicale a permis la réussite du master pour tous les orthophonistes, seul moyen pour que tous les patients bénéficient de toutes les compétences des orthophonistes dans tous les territoires, qu'ils soient proches ou pas d'un établissement hospitalier.

L'exercice hospitalier et l'exercice libéral sont complémentaires, aucun ne doit remplacer l'autre. L'intersyndicale dénonce le salariat déguisé de libéraux par de nombreux établissements, il faut des orthophonistes salariés, et donc des salaires justes. 
Enfin aujourd'hui la majorité des orthophonistes hospitaliers exercent en "mixte", la porosité entre tous les types d'exercices constitue une force pour l'unité de la profession.

Estelle PRUVOT

20/01/2017 - 00h42

Les propos de JP VIDAL sont la réalité.

L'expertise des orthophonistes hospitaliers n'est pas reconnue et ne l'a pas été par la réforme des études. Il aurait été cohérent de mettre en place une formation en 5 ans avec une année de spécialisation pour ceux qui avaient le désir de travailler au sein d'équipes interdisciplinaires et cela aurait permis la création d'un corps d'orthophonistes praticiens. Ce nouveau corps aurait pu avoir plus aisément une reconnaissance salariale à la hauteur des compétences des orthophonistes hospitaliers. 

Mais les orthophonistes libéraux se sont opposés à cette réelle reconnaissance et maintenant les orthophonistes hospitaliers, les équipes interdisciplinaires et les patients en paient le prix. 

Et l'engraissement des libéraux est une évidence et cela au détriment d'un soin adapté et coordonné au sein d'une équipe pluri et interdisciplinaire.

Jean Pierre VIDAL

19/01/2017 - 11h59

Et à côté de cela, la CNAM décide unilatéralement avec ses CPAM que les hôpitaux sous DAF (psychiatriques essentiellement) devront payer les honoraires des orthophonistes libéraux pour des enfants suivis en CMP, même lorsque les prescriptions d'orthophonie sont faites par des médecins libéraux et bien que les hôpitaux n'ont ni les financements pour cela ni ne disposent d'orthophonistes salariés. Ce type de soins est géré de manière aberrante par notre système de santé, au détriment des prises en charge de patients et avec une grande injustice par le manque de reconnaissance des compétences d'orthophoniste (comme de kiné, d'ailleurs) qui rendent effectivement pour ces professions les carrières hospitalières non attractives, voire, pour les orthophonistes, la profession tout court avec en amont une formation malthusienne. Ces incohérences sont de fait un bon moyen "d'engraisser" les libéraux, comme en témoigne le nombre d'orthophonistes et de kinés qui s'installent en ville et, pour les kinés, qui ne se déplacent même plus aux domiciles des patients.

 

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23 décembre 2016

De qui se moque la FNO ?

Petit Papa Noël pourrais-tu apporter quelques cellules grises à ces gens qui font partie d'un syndicat qui se définit comme seul représentatif.

En effet, comme nous l'avons déjà écrit et dit ici ou ailleurs, la FNO n'a AUCUNE REPRESENTAVITE pour défendre les orthophonistes de la Fonction Publique et des salariés qui sont représentés UNIQUEMENT par les réprésentants du personnel élu et donc les grandes centrales syndicales. 

 

Depuis 2010, la FNO, par sa désinformation, par sa manière de tenter d'infiltrer les centrales syndicales (en voulant y imposer des gens qui ne sont pas là pour défendre leur corps mais simplement tenter de satisfaire l'ego démesuré de quelques orthophonistes libéraux de la FNO) bloque les reclassements des orthophonistes hospitaliers. 

Donc depuis 2010, la revalorisation des orthophonistes hospitaliers et par ricochet des orthophonistes salariés est bloquée par la FNO. 

Le refus d'une réingénierie mettant enfin en avant les compétences particulières des orthophonistes non libéraux avec la création d'une 5ème année de spécialisation. Cette réforme aurait logiquement engendré la création d'un nouveau statut au sein de la fonction publique hospitalière, celui d'orthophoniste praticien qui nous aurait permis d'obtenir le même statut que les sages-femmes entre autre.

Mais que nenni, ces personnages aux egos démesurés ont préféré retarder l'avancée et la reconnaissance des orthophonsites de la fonction publique et salariés pour obtenir une formation de 4 années diluées sur 5 années donc n'amenant aucun plus.

Maintenant depuis 2013, la FNO par ses magouilles continue à bloquer notre passage en catégorie A... Au début, ces personnages refusaient que des êtres supérieurs comme eux puissent avoir le même statut que les autres rééducateurs de la FPH qui eux sont au mieux reconnus Bac+3 pour 3 années d'étude (sauf les kinés). 

Lors des dernières propositions gouvernementales qui cette fois proposaient une réelle reconnaissance puisqu'enfin notre salaire passait à terme au dessus des IADE (Infirmiers de 4ème grade) ce qui correspond à notre statut de rééducateur... Bien sur la FNO a encore fait jouer ces pseudos représentants totalement incompétents pour oser refuser une telle avancée...

Le pompon est que la FNO ose critiquer le fait que les orthophonistes, les kinés et psychomots obtiennent une reconnaissance salariale supérieure aux autres rééducateurs.... Nous avons ici le chien qui se mord la queue dans toute sa splendeur...

Et pendant ce temps, nous, orthophonistes hospitaliers, nous avons toujours un salaire inférieur aux IDE, aux ergothérapeutes... qui eux sont passés en catégorie A et bénéficient des grades 1 et 2... Pour les IDE cela va faire 7 ans !!!!

 

Grille diffusée par la FNO et reprise dans le N°127 d'OrthoMagazine de nov & déc 2016.

Salaire-Orthomag

 

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26 novembre 2016

Eclairage réglementaire sur la double PEC

Je vous partage, un commentaire qui a été déposé concernant la double PEC. 

Voici un éclairage réglementaire sur la problématique récurrente de la double prise en charge : 

Avant toute chose, il est important de se renseigner sur la catégorie juridique de l'établissement afin de déterminer si celui-ci relève du champ médico-social ou du champ sanitaire. 

I - Champ médico-social 

Les établissements relevant du champ médico-social et financés par l’assurance maladie, ont vocation à prendre en charge, dans le cadre du budget qui leur est alloué, l’ensemble des soins des personnes accueillies (ou accompagnées) correspondant à leurs missions (R.314-26 CASF). 

Ainsi, dans le cas général, aucune « double prise en charge financière » pour des soins relevant des missions de la structure n’est donc possible (pas de remboursement en sus des soins inclus dans le périmètre tarifaire). Néanmoins, des prises en charges financières dérogatoires sont prévues par l’article R.314-122 du CASF. 

« I - Les soins complémentaires, délivrés à titre individuel par un médecin, un auxiliaire médical, un centre de santé, un établissement de santé ou un autre établissement ou service médico-social, sont pris en charge par les organismes d'assurance maladie obligatoire dans les conditions de droit commun, en sus du tarif versé à l'établissement ou au service : 

1° Soit lorsque leur objet ne correspond pas aux missions de l'établissement ou du service ; 

2° Soit, par dérogation aux dispositions du 2° de l'article R. 314-26, lorsque, bien que ressortissant aux missions de l'établissement ou du service, ces soins ne peuvent, en raison de leur intensité ou de leur technicité, être assurés par l'établissement ou le service de façon suffisamment complète ou suffisamment régulière. Dans ce cas, ces soins doivent faire l'objet d'une prescription par un médecin attaché à l'établissement ou au service. 

II. - Lorsque les soins complémentaires mentionnés au I sont liés au handicap ayant motivé l'admission dans l'établissement ou le service, leur remboursement est subordonné à l'accord préalable du service du contrôle médical, dans les conditions prévues à l'article L. 315-2 du code de la sécurité sociale. 

Les préconisations de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées, lorsqu'elles existent, sont jointes à la demande d'entente préalable ». 

Des soins complémentaires peuvent être prescrits par le médecin attaché à l’ESMS : 

- dans les établissements relevant du 2° de l’article L.312-1 CASF à savoir l’ensemble les établissements et services d'enseignement qui assurent, à titre principal, une éducation adaptée et un accompagnement social ou médico-social aux mineurs ou jeunes adultes handicapés ou présentant des difficultés d'adaptation (IME, ITEP, SESSAD, CMPP) ; 

- dans les CAMSP (R.314-124 CASF) ; 

- dans les établissements et services relevant du 7° de l’article L.312-1 CASF (l’application de l’article R.314-122 est étendue aux adultes : R.314-147 CASF) à savoir les SAMSAH, FAM et MAS. 

Les soins relevant du I 2° du R. 314-122 doivent faire l'objet d'une prescription du médecin de l'établissement accompagnée d'un courrier à l'attention du médecin conseil. 

La prescription doit décrire de manière précise les éléments médicaux motivant la prise en charge exceptionnelle par l'Assurance Maladie. Ainsi, des arguments liés aux contraintes organisationnelles (difficultés de recrutement) ne sont pas suffisantes. 

Lorsque les soins ne correspondent pas aux missions de l’établissement, c’est le droit commun qui s’applique et les DAP ne concernent que les actes ou demandes d’ALD. 

Le financement des établissements et services médico-sociaux est assuré par l'assurance maladie via un prix de journée, un prix de journée globalisé, une dotation globale ou un forfait global de soins. 

Ce financement comprend l'intégralité des prestations nécessaires à la prise en charge du bénéficiaire relevant des missions de l'établissement. 

Les soins complémentaires sont remboursés en sus, sur le risque maladie (risque individuel) dans les conditions de droit commun (taux de prise en charge, inscription à la NGAP…). 

En cas d’accord du service médical à la demande d’accord préalable, l’ensemble des soins sont remboursés en sus. Ils font l’objet d’une feuille de soins électronique (transmission électronique) ou feuille de soins papier adressée par le professionnel de santé à la caisse d’affiliation de l’assuré. 

A noter : un orthophoniste qui intervient en EHPAD devra se renseigner sur l’option tarifaire (partielle ou globale) de l’établissement. En option globale, les soins d’orthophonie relèvent du budget de l’établissement alors qu’en option partielle, ils sont remboursables à l’assuré dans les conditions de droit commun. 


II – Champ sanitaire (sectorisation psychiatrique CMP et CPEA) 

Les centres médico-psychologiques relèvent du champ sanitaire (et non médico-social). Leurs fonctions ont été définies dans l’article 1er de l’arrêté du 14 mars 1986 relatif aux équipements et services de lutte contre les maladies mentales, comportant ou non des possibilités d'hébergement. 

Ils sont définis comme des unités de coordination et d'accueil en milieu ouvert, organisant des actions de prévention, de diagnostic, de soins ambulatoires et d'interventions à domicile, mises à la disposition d'une population. Ils peuvent comporter des antennes auprès de toute institution ou établissement nécessitant des prestations psychiatriques ou de soutien psychologique. Par ailleurs, la circulaire du 14 mars 1990 relative aux orientations de la politique de santé mentale précise les missions des centres médico-psychologiques (CMP). 

Les CMP sont des unités de premier recours délivrant des consultations. Ils sont rattachés à un établissement de santé relevant du secteur psychiatrique. Aussi, en application de l'article L. 162-26 du code de la sécurité sociale, leur financement s'effectue par le versement d'une dotation annuelle de financement (DAF) couvrant l'organisation et la prise en charge des consultations et actes externes. 

Le CMP accueille toutes les demandes de soins, effectue un travail de diagnostic et d'évaluation, si nécessaire assure des prises en charge thérapeutiques, la coordination avec d'autres lieux de soins dans certaines situations complexes, et la coordination avec les autres systèmes locaux d'aide. Outre les consultations, il existe une gamme diversifiée d'actions thérapeutiques (individuelles ou groupales) mise en œuvre par une équipe pluri-professionnelle, sous la responsabilité d'un médecin psychiatre. 

Les soins délivrés au CMP sont principalement basés sur les aspects médicaux. Le CMP comprend des psychiatres, des infirmiers ou puéricultrices, un ou des psychologues, assistants sociaux, auxquels peuvent s'adjoindre un orthophoniste, un psychomotricien et / ou un éducateur spécialisé. 

Concernant plus spécifiquement la prestation d'orthophonie, les orthophonistes peuvent intervenir à titre salarié ou libéral pour des actions correspondant aux missions qui leur sont confiées dans le cadre de leur profil de poste. 

Une des missions du CMP étant la coordination des soins avec d'autres lieux de prise en charge, il convient pour le CMP, dès lors qu'il n'est pas en mesure de faire intervenir des orthophonistes hospitaliers, d'organiser avec les orthophonistes libéraux la prise en charge des patients concernés après s'être assuré que la direction de son établissement gestionnaire valide le recours à cette prestation et en assure la rémunération directement auprès des intervenants libéraux. 

Dans ce cadre, les séances ne sont pas à la charge de l'Assurance Maladie puisque déjà comprises dans la DAF (dotation annuelle de financement) perçue par l'établissement dont relève le CMP. 

Il faut cependant apprécier certaines situations au cas par cas. En effet, « les actions tendant à mettre en œuvre le projet territorial de santé mentale font l'objet d'un contrat territorial de santé mentale conclu entre l'agence régionale de santé et les acteurs du territoire participant à la mise en œuvre de ces actions » (art L.3221-2 CSP, V°). Aussi, suivant ces projets répondant à un besoin territorial, certaines dérogations ont pu être tolérées par les ARS. 

A titre d’exemple, un CMP qui aurait conclu avec l’ARS un accord ne permettant pas de prendre en charge financièrement une maladie intercurrente couteuse d’un de ses patients (type hémophilie) devra dans ce cas se rapprocher de l’ARS pour demander, à titre dérogatoire, un abondement de sa DAF afin de couvrir ces soins. 

A noter : la procédure des soins complémentaires prévue à l’article R 314-122 du code de l’action sociale et des familles concerne uniquement le champ médico-social et ne s’applique donc pas aux CMP qui relèvent du champ sanitaire. 

Cdt 

ACTUSECU

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16 octobre 2016

Soignants en sursis

Je ne suis pas infirmière MAIS  je suis soignante orthophoniste et maintenant cadre de santé au sein de la FPH. Nous souffrons tous de ne pas avoir les moyens de soigner ceux qui souffrent dans le corps, dans leur santé mentale... Nous n'avons pas choisi ce métier pour souffrir mais pour accompagner ceux qui souffrent et alléger leurs douleurs. Donnez nous les moyens de continuer, Ne nous laissez pas mourir à petit feu.

Redonnez vie aux soignants...

Permettez leur de continuer à être là pour ceux qui souffrent et allégez LEUR souffrance au travail...

Les soignants ont besoin d'être respectés et de pouvoir redonner un sens à leur travail,

ils ont besoin de matériel pour exercer leur art,

ils ont besoin de reconnaissance,

ils ont besoin d’effectifs,

ils ont besoin de repos,

ils ont besoin d'espace de réflexion,

ils ont besoin d'écoute, de partage...

Ils ont besoin d'humanisme de leurs tutelles pour continuer à transmettre leur humanité à leurs patients.

Source : Coordination Nationale Infirmière

Pétition : S.O.S : Soignants . Oppression . Suicides sur Change.org  

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03 octobre 2016

Orthophoniste revalorisation

Ce matin, je trouve dans ma boite mail, le courrier suivant Manifeste de soutien aux orthophonistes hospitaliers...

courrier_manifeste

Je suis parfaitement d'accord avec ce qui y est écrit. Mais la question qui me vient à l'esprit en lisant cette lettre pertinente est :

Pourquoi ces orthophonistes ont-ils refusé la réforme pertinente des études qui proposait une formation d'orthophonie de 4 ans avec une formation de spécialité d'une année pour ceux et celles qui souhaitaient développer une expertise, entamer un travail de recherche ? 

Parce que ce qui est décrit dans ce courrier est bien l'expertise des orthophonistes salariés et en particulier des hospitaliers...

Il y est bien décrit que sans les orthophonistes hospitaliers la formation et la reconnaissance de la profession sont en danger.

Il y est bien écrit que seuls les orthophonistes spécialisés sont qualifiés et donc certainement compétents pour prendre en charge les troubles lourds...

D'ailleurs il suffit de parcourir les pseudo groupes de parole des orthophonistes sur les réseaux sociaux pour constater qu'un grand nombre d'orthophonistes n'ont pas les capacités, les qualifications et encore moins les compétences pour prendre en charge les pathologies complexes du langage et de la communication. Et ce qui est encore plus grave est qu'elles et ils n'ont pas les capacités réflexives pour exercer un métier de soin et encore moins l'humilité nécessaire...

Comme je l'ai déjà écrit à maintes reprises ,ici ou ailleurs, l'orthophonie mérite des spécialisations et nous savons bien qu'il y a plusieurs orthophonies et que nous ne sommes pas tous prêts à prendre en charge des pathologies complexes.

Nous savons également que la création d'un statut de Praticiens Orthophonistes qui aurait découlé de cette double formation aurait permis la création d'un corps spécifique qui nous aurait sorti des personnels de rééducation et donc permis une revalorisation équitable des orthophonistes hospitaliers. 

Enfin, il est important de rappeler que les orthophonistes hospitaliers sont certes mal payés, bien en dessous de leur qualifications mais nous ne sommes pas au SMIC. Laisser croire cela est malhonnête... Un orthophoniste titulaire depuis le début de sa carrière, comme moi, avec 20 ans d'ancienneté gagne un tout petit peu plus que 2000 euros net, donc nous sommes plus prêts de deux SMIC que d'un. Certes je suis déjà à l'avant dernier échelon de la grille donc mon salaire est quasi bloqué jusqu'à ma retraite. 

Ce n'est pas le Gouvernement qui pratique l'inertie. Cette inertie est simplement la conséquence de l'incompétence des personnes qui se disent représentatives et qui noyautent tous les possibles espaces de réflexion qui pourraient faire avancer la reconnaissance de l'orthophonie.

Quand on réclame n'importe quoi et surtout quand on n'a aucune légitimité, il ne faut pas s'étonner de ne pas être pris au sérieux... En quelque sorte les orthophonistes ont eu ce qu'ils et elles méritent...

 

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20 février 2016

Revalorisation encore repoussée... Merci la FNO !!!

Une fois de plus, ce syndicat repousse par son entêtement et sa méconnaissance de la fonction publique notre revalorisation salariale.

Les IADE sont passés par la revalorisation par prime... et eux ont des revenus bien supérieurs aux nôtres.

120 euros mensuels de prime et 47 points de NBI...

Ce n'est qu'en passant par les primes que nous pourrons sortir de cet imbroglio...

C'est comme ça quand des personnes incompétentes sont autocratiques... Nous aurions pu avoir notre revalorisation salariale dès 2010...

Nous aurions pu avoir un nouveau statut en créant au sein des hôpitaux des Orthophonistes-Praticiens (bac+5 par spécialisation) et obtenir le même statut que les Sages-femmes...

Mais il y a ce syndicat de libéraux qui n'y connait rien...

Merci à ce syndicat !!!!

Franchement qui a entendu parlé de cette mobilisation ? Aucun chiffre d'ailleurs... 

2016

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