orthologo

Petit au revoir

Depuis maintenant plusieurs mois, je n'exerce plus le métier d'orhophoniste.

J'exerce maintenant d'autres fonctions toujours au sein de la Fonction Publique. Cela faisait longtemps que j'avais envie d'autres choses, d'apprendre de nouveau et de partager autrement ce qui me passionne : le soin, l'écoute...

J'ai appris au fil des années que les soignants ne pouvaient exercer leur art qu'en étant reconnus, estimés, valorisés, accompagnés... J'ai donc choisi de m'orienter vers l'accompagnement de ces soignants pour que nous puissions ensemble rêver et développer une utopie du soin plus humaniste, plus à l'écoute qui s'inscrive dans une éthique partagée.

En quelque sorte, j'essaie de mettre en place plus largement ce que j'ai toujours tenté d'offrir aux patients qui m'étaient confiés. Permettre aux soignants de prendre la parole et donner du sens à leur engagement...

Cette évolution de carrière explique donc que j'intervienne moins sur ce blog... Je pense toujours avoir ma légitimité d'orthophoniste, thérapeute du langage et de la communication mais je n'ai plus le temps de consacrer la même énergie à ce blog. J'avoue que ce travail réflexif me manque... mais je réfléchis déjà à essayer de le transposer à ma nouvelle profession. 

J'espère que cette bulle d'oxygène qu'a été ce blog au fil du temps sera pour ceux qui sont prêts à cette réflexivité une source de questionnement, d'éveil, de remise en cause de nos enseignements orthophoniques.

Si j'en trouve le temps, j'essaierai de continuer à transmettre les informations ici ou ailleurs. 

Merci à ceux et celles qui m'ont suivi pendant toutes ses années... Merci de vos questions, merci de vos soutiens, de vos attaques qui sont la preuve que le monde de l'orthophonie peut être vivant...


Orthophoniquement vôtre. 

Orthologo

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26 novembre 2016

Eclairage réglementaire sur la double PEC

Je vous partage, un commentaire qui a été déposé concernant la double PEC. 

Voici un éclairage réglementaire sur la problématique récurrente de la double prise en charge : 

Avant toute chose, il est important de se renseigner sur la catégorie juridique de l'établissement afin de déterminer si celui-ci relève du champ médico-social ou du champ sanitaire. 

I - Champ médico-social 

Les établissements relevant du champ médico-social et financés par l’assurance maladie, ont vocation à prendre en charge, dans le cadre du budget qui leur est alloué, l’ensemble des soins des personnes accueillies (ou accompagnées) correspondant à leurs missions (R.314-26 CASF). 

Ainsi, dans le cas général, aucune « double prise en charge financière » pour des soins relevant des missions de la structure n’est donc possible (pas de remboursement en sus des soins inclus dans le périmètre tarifaire). Néanmoins, des prises en charges financières dérogatoires sont prévues par l’article R.314-122 du CASF. 

« I - Les soins complémentaires, délivrés à titre individuel par un médecin, un auxiliaire médical, un centre de santé, un établissement de santé ou un autre établissement ou service médico-social, sont pris en charge par les organismes d'assurance maladie obligatoire dans les conditions de droit commun, en sus du tarif versé à l'établissement ou au service : 

1° Soit lorsque leur objet ne correspond pas aux missions de l'établissement ou du service ; 

2° Soit, par dérogation aux dispositions du 2° de l'article R. 314-26, lorsque, bien que ressortissant aux missions de l'établissement ou du service, ces soins ne peuvent, en raison de leur intensité ou de leur technicité, être assurés par l'établissement ou le service de façon suffisamment complète ou suffisamment régulière. Dans ce cas, ces soins doivent faire l'objet d'une prescription par un médecin attaché à l'établissement ou au service. 

II. - Lorsque les soins complémentaires mentionnés au I sont liés au handicap ayant motivé l'admission dans l'établissement ou le service, leur remboursement est subordonné à l'accord préalable du service du contrôle médical, dans les conditions prévues à l'article L. 315-2 du code de la sécurité sociale. 

Les préconisations de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées, lorsqu'elles existent, sont jointes à la demande d'entente préalable ». 

Des soins complémentaires peuvent être prescrits par le médecin attaché à l’ESMS : 

- dans les établissements relevant du 2° de l’article L.312-1 CASF à savoir l’ensemble les établissements et services d'enseignement qui assurent, à titre principal, une éducation adaptée et un accompagnement social ou médico-social aux mineurs ou jeunes adultes handicapés ou présentant des difficultés d'adaptation (IME, ITEP, SESSAD, CMPP) ; 

- dans les CAMSP (R.314-124 CASF) ; 

- dans les établissements et services relevant du 7° de l’article L.312-1 CASF (l’application de l’article R.314-122 est étendue aux adultes : R.314-147 CASF) à savoir les SAMSAH, FAM et MAS. 

Les soins relevant du I 2° du R. 314-122 doivent faire l'objet d'une prescription du médecin de l'établissement accompagnée d'un courrier à l'attention du médecin conseil. 

La prescription doit décrire de manière précise les éléments médicaux motivant la prise en charge exceptionnelle par l'Assurance Maladie. Ainsi, des arguments liés aux contraintes organisationnelles (difficultés de recrutement) ne sont pas suffisantes. 

Lorsque les soins ne correspondent pas aux missions de l’établissement, c’est le droit commun qui s’applique et les DAP ne concernent que les actes ou demandes d’ALD. 

Le financement des établissements et services médico-sociaux est assuré par l'assurance maladie via un prix de journée, un prix de journée globalisé, une dotation globale ou un forfait global de soins. 

Ce financement comprend l'intégralité des prestations nécessaires à la prise en charge du bénéficiaire relevant des missions de l'établissement. 

Les soins complémentaires sont remboursés en sus, sur le risque maladie (risque individuel) dans les conditions de droit commun (taux de prise en charge, inscription à la NGAP…). 

En cas d’accord du service médical à la demande d’accord préalable, l’ensemble des soins sont remboursés en sus. Ils font l’objet d’une feuille de soins électronique (transmission électronique) ou feuille de soins papier adressée par le professionnel de santé à la caisse d’affiliation de l’assuré. 

A noter : un orthophoniste qui intervient en EHPAD devra se renseigner sur l’option tarifaire (partielle ou globale) de l’établissement. En option globale, les soins d’orthophonie relèvent du budget de l’établissement alors qu’en option partielle, ils sont remboursables à l’assuré dans les conditions de droit commun. 


II – Champ sanitaire (sectorisation psychiatrique CMP et CPEA) 

Les centres médico-psychologiques relèvent du champ sanitaire (et non médico-social). Leurs fonctions ont été définies dans l’article 1er de l’arrêté du 14 mars 1986 relatif aux équipements et services de lutte contre les maladies mentales, comportant ou non des possibilités d'hébergement. 

Ils sont définis comme des unités de coordination et d'accueil en milieu ouvert, organisant des actions de prévention, de diagnostic, de soins ambulatoires et d'interventions à domicile, mises à la disposition d'une population. Ils peuvent comporter des antennes auprès de toute institution ou établissement nécessitant des prestations psychiatriques ou de soutien psychologique. Par ailleurs, la circulaire du 14 mars 1990 relative aux orientations de la politique de santé mentale précise les missions des centres médico-psychologiques (CMP). 

Les CMP sont des unités de premier recours délivrant des consultations. Ils sont rattachés à un établissement de santé relevant du secteur psychiatrique. Aussi, en application de l'article L. 162-26 du code de la sécurité sociale, leur financement s'effectue par le versement d'une dotation annuelle de financement (DAF) couvrant l'organisation et la prise en charge des consultations et actes externes. 

Le CMP accueille toutes les demandes de soins, effectue un travail de diagnostic et d'évaluation, si nécessaire assure des prises en charge thérapeutiques, la coordination avec d'autres lieux de soins dans certaines situations complexes, et la coordination avec les autres systèmes locaux d'aide. Outre les consultations, il existe une gamme diversifiée d'actions thérapeutiques (individuelles ou groupales) mise en œuvre par une équipe pluri-professionnelle, sous la responsabilité d'un médecin psychiatre. 

Les soins délivrés au CMP sont principalement basés sur les aspects médicaux. Le CMP comprend des psychiatres, des infirmiers ou puéricultrices, un ou des psychologues, assistants sociaux, auxquels peuvent s'adjoindre un orthophoniste, un psychomotricien et / ou un éducateur spécialisé. 

Concernant plus spécifiquement la prestation d'orthophonie, les orthophonistes peuvent intervenir à titre salarié ou libéral pour des actions correspondant aux missions qui leur sont confiées dans le cadre de leur profil de poste. 

Une des missions du CMP étant la coordination des soins avec d'autres lieux de prise en charge, il convient pour le CMP, dès lors qu'il n'est pas en mesure de faire intervenir des orthophonistes hospitaliers, d'organiser avec les orthophonistes libéraux la prise en charge des patients concernés après s'être assuré que la direction de son établissement gestionnaire valide le recours à cette prestation et en assure la rémunération directement auprès des intervenants libéraux. 

Dans ce cadre, les séances ne sont pas à la charge de l'Assurance Maladie puisque déjà comprises dans la DAF (dotation annuelle de financement) perçue par l'établissement dont relève le CMP. 

Il faut cependant apprécier certaines situations au cas par cas. En effet, « les actions tendant à mettre en œuvre le projet territorial de santé mentale font l'objet d'un contrat territorial de santé mentale conclu entre l'agence régionale de santé et les acteurs du territoire participant à la mise en œuvre de ces actions » (art L.3221-2 CSP, V°). Aussi, suivant ces projets répondant à un besoin territorial, certaines dérogations ont pu être tolérées par les ARS. 

A titre d’exemple, un CMP qui aurait conclu avec l’ARS un accord ne permettant pas de prendre en charge financièrement une maladie intercurrente couteuse d’un de ses patients (type hémophilie) devra dans ce cas se rapprocher de l’ARS pour demander, à titre dérogatoire, un abondement de sa DAF afin de couvrir ces soins. 

A noter : la procédure des soins complémentaires prévue à l’article R 314-122 du code de l’action sociale et des familles concerne uniquement le champ médico-social et ne s’applique donc pas aux CMP qui relèvent du champ sanitaire. 

Cdt 

ACTUSECU

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16 octobre 2016

Soignants en sursis

Je ne suis pas infirmière MAIS  je suis suis soignante orthophoniste et maintenant cadre de santé au sein de la FPH. Nous souffrons tous de ne pas avoir les moyens de soigner ceux qui souffrent dans le corps, dans leur santé mentale... Nous n'avons pas choisi ce métier pour souffrir mais pour accompagner ceux qui souffrent et alléger leurs douleurs. Donnez nous les moyens de continuer, Ne nous laissez pas mourir à petit feu.

Redonnez vie aux soignants...

Permettez leur de continuer à être là pour ceux qui souffrent et allégez LEUR souffrance au travail...

Les soignants ont besoin d'être respectés et de pouvoir redonner un sens à leur travail,

ils ont besoin de matériel pour exercer leur art,

ils ont besoin de reconnaissance,

ils ont besoin d’effectifs,

ils ont besoin de repos,

ils ont besoin d'espace de réflexion,

ils ont besoin d'écoute, de partage...

Ils ont besoin d'humanisme de leurs tutelles pour continuer à transmettre leur humanité à leurs patients.

Source : Coordination Nationale Infirmière

Pétition : S.O.S : Soignants . Oppression . Suicides sur Change.org  

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03 octobre 2016

Orthophoniste revalorisation

Ce matin, je trouve dans ma boite mail, le courrier suivant Manifeste de soutien aux orthophonistes hospitaliers...

courrier_manifeste

Je suis parfaitement d'accord avec ce qui y est écrit. Mais la question qui me vient à l'esprit en lisant cette lettre pertinente est :

Pourquoi ces orthophonistes ont-ils refusé la réforme pertinente des études qui proposait une formation d'orthophonie de 4 ans avec une formation de spécialité d'une année pour ceux et celles qui souhaitaient développer une expertise, entamer un travail de recherche ? 

Parce que ce qui est décrit dans ce courrier est bien l'expertise des orthophonistes salariés et en particulier des hospitaliers...

Il y est bien décrit que sans les orthophonistes hospitaliers la formation et la reconnaissance de la profession sont en danger.

Il y est bien écrit que seuls les orthophonistes spécialisés sont qualifiés et donc certainement compétents pour prendre en charge les troubles lourds...

D'ailleurs il suffit de parcourir les pseudo groupes de parole des orthophonistes sur les réseaux sociaux pour constater qu'un grand nombre d'orthophonistes n'ont pas les capacités, les qualifications et encore moins les compétences pour prendre en charge les pathologies complexes du langage et de la communication. Et ce qui est encore plus grave est qu'elles et ils n'ont pas les capacités réflexives pour exercer un métier de soin et encore moins l'humilité nécessaire...

Comme je l'ai déjà écrit à maintes reprises ,ici ou ailleurs, l'orthophonie mérite des spécialisations et nous savons bien qu'il y a plusieurs orthophonies et que nous ne sommes pas tous prêts à prendre en charge des pathologies complexes.

Nous savons également que la création d'un statut de Praticiens Orthophonistes qui aurait découlé de cette double formation aurait permis la création d'un corps spécifique qui nous aurait sorti des personnels de rééducation et donc permis une revalorisation équitable des orthophonistes hospitaliers. 

Enfin, il est important de rappeler que les orthophonistes hospitaliers sont certes mal payés, bien en dessous de leur qualifications mais nous ne sommes pas au SMIC. Laisser croire cela est malhonnête... Un orthophoniste titulaire depuis le début de sa carrière, comme moi, avec 20 ans d'ancienneté gagne un tout petit peu plus que 2000 euros net, donc nous sommes plus prêts de deux SMIC que d'un. Certes je suis déjà à l'avant dernier échelon de la grille donc mon salaire est quasi bloqué jusqu'à ma retraite. 

Ce n'est pas le Gouvernement qui pratique l'inertie. Cette inertie est simplement la conséquence de l'incompétence des personnes qui se disent représentatives et qui noyautent tous les possibles espaces de réflexion qui pourraient faire avancer la reconnaissance de l'orthophonie.

Quand on réclame n'importe quoi et surtout quand on n'a aucune légitimité, il ne faut pas s'étonner de ne pas être pris au sérieux... En quelque sorte les orthophonistes ont eu ce qu'ils et elles méritent...

 

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20 février 2016

Revalorisation encore repoussée... Merci la FNO !!!

Une fois de plus, ce syndicat repousse par son entêtement et sa méconnaissance de la fonction publique notre revalorisation salariale.

Les IADE sont passés par la revalorisation par prime... et eux ont des revenus bien supérieurs aux nôtres.

120 euros mensuels de prime et 47 points de NBI...

Ce n'est qu'en passant par les primes que nous pourrons sortir de cet imbroglio...

C'est comme ça quand des personnes incompétentes sont autocratiques... Nous aurions pu avoir notre revalorisation salariale dès 2010...

Nous aurions pu avoir un nouveau statut en créant au sein des hôpitaux des Orthophonistes-Praticiens (bac+5 par spécialisation) et obtenir le même statut que les Sages-femmes...

Mais il y a ce syndicat de libéraux qui n'y connait rien...

Merci à ce syndicat !!!!

Franchement qui a entendu parlé de cette mobilisation ? Aucun chiffre d'ailleurs... 

2016

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08 décembre 2015

Est-ce qu'il aura de la neige à Noël ?

Le Gouvernement lâche du lest sur les négociations salariales des orthophonistes

Publié le 07/12/15 - 17h33 - HOSPIMEDIA

 

Reçue le 3 décembre dernier par le cabinet de la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, l'intersyndicale des orthophonistes de la fonction publique hospitalière en est ressortie globalement satisfaite. En effet, "une porte semble enfin s'entrouvrir après deux années d'un immobilisme insupportable face à l'urgence de la situation", soulignent la FNO, la Fneo, la Fof, l'Unadreo, l'Ufmict-CGT, FO, l'Unsa, la CFTC, Sud Santé sociaux et le CFO par communiqué commun*. "Après s'être rejeté la responsabilité de ce dossier pendant plusieurs mois, les ministères de la Fonction publique et de la Santé affichent maintenant un discours commun pour demander un mandat au Premier ministre Manuel Valls leur permettant d'engager des négociations", se félicitent les syndicats.

Ce mandat doit concerner plusieurs axes pour renforcer l'attractivité des postes, en travaillant notamment sur la grille salariale. "Cette grille, qui tiendrait compte du niveau de compétences, d'exercice, de sujétion et de formation, s'inscrirait au sein d'une nouvelle filière des métiers de rééducation", (commentaire Orthologo : ce qui existe déjà) ajoute l'intersyndicale. "C'est une première réponse dont nous prenons acte", s'exclament les orthophonistes mais sitôt de mettre en garde les pouvoirs publics : "Nous n'accepterons ni délais d'attente supplémentaires, ni niveau de grille qui ne correspondent pas à notre niveau de qualification et de compétence." Et d'en appeler à Matignon pour qu'il accepte le mandat qui lui sera soumis dans les prochains jours et donne les moyens à ses deux ministères de mettre en œuvre "immédiatement" cette réévaluation salariale.

Mi-octobre, l'intersyndicale avait promis une grève générale pour le 17 novembre sur ces mêmes thématiques salariales mais ce mouvement avait finalement été annulé à la suite des attentats qui ont frappé Paris et Saint-Denis le 13 novembre. Par la suite, Sud Santé a invité seul tous les orthophonistes salariés à faire grève le 10 décembre mais cet appel a finalement été retiré au lendemain de l'entrevue au ministère, comme l'a indiqué la secrétaire fédérale du syndicat, Marie-Hélène Durieux, à Hospimedia. En 2012, les orthophonistes hospitaliers étaient au nombre de 1 600, soit tout juste 7,4% des effectifs de la profession. D'après l'intersyndicale, un salarié débute aujourd'hui sur un salaire au Smic +60 euros. Pour devenir l'équivalent d'autres professions hospitalières à bac +5 (infirmiers anesthésistes, ingénieurs en santé), la reconnaissance statutaire impliquerait 25-30% d'augmentation.
Thomas Quéguiner 
Ecrire à l'auteur

* L'intersyndicale rassemble la Fédération nationale des orthophonistes (FNO), la Fédération nationale des étudiants en orthophonie (Fneo), la Fédération des orthophonistes de France (Fof), l'Union nationale pour le développement de la recherche et de l'évaluation en orthophonie (Unadreo), l'Ufmict-CGT, FO, l'Unsa, la CFTC, Sud Santé sociaux et le Collège français d'orthophonie (CFO).

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Grille salariale des IADE ce que j'évoquais dans le poste du 25 août 2015

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26 novembre 2015

Les Kinés, eux ont des demandes claires

Les kinésithérapeutes demandent à Marisol Touraine un état des lieux sur l'exercice salarié

Publié le 25/11/15 - 17h31 - HOSPIMEDIA

Les organisations professionnelles des masseurs-kinésithérapeutes, qui s'étaient constituées en intersyndicale pour demander — notamment en 2014 — la reconnaissance du diplôme au grade master, reprennent la parole. Mardi 25 novembre, lors du Haut Conseil des professions paramédicales (HCPP), Yvan Tourjansky, secrétaire général du Syndicat national des masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs (SNMKR) a lu, au nom de l'ensemble des signataires*, une déclaration dénonçant le "délaissement total des masseurs-kinésithérapeutes hospitaliers et médico-sociaux tant publics que privés par l'État". Pour preuve, en vingt-cinq ans, la moitié de ces professionnels ont quitté les hôpitaux publics. L'intersyndicale s'inquiète tout particulièrement de leurs conditions de travail, leur faible rémunération (NDLR : inférieure aux IDE et nettement inférieure aux IADE, IBODE et Puericultrices) et leur "sous-effectif chronique et croissant, les obligeant à ne répondre qu'à l'urgence du moment avec un impact délétère pour la qualité des soins et la satisfaction du travail". Le nombre considéré comme insuffisant de kinésithérapeutes salariés les mettrait en difficulté pour assurer la formation des étudiants et les projets de recherche. 

L'intersyndicale demande donc à Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes de lancer un état des lieux sur les besoins en kinésithérapie dans les structures de soins. Elle propose même que ce bilan prenne la forme d'une enquête ou d'un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas). Cela permettrait, selon Yvan Tourjansky, contacté par Hospimedia, d'avoir des données précises sur cette situation dénoncée par les professionnels depuis plusieurs années. L'intersyndicale suggère aussi que s'ouvre immédiatement un travail sur les missions, rôles, carrières et organisation des soins des kinésithérapeutes hospitaliers. Enfin, elle propose également l'ouverture rapide de négociations salariales dans tous les secteurs (privé, public). Michèle Lenoir-Salfati, sous-directrice de la DGOS, aurait, de son côté, reconnu au HCPP que les bilans sociaux des hôpitaux publics entre les mains des ARS montrent les tensions qui existent dans les métiers de la rééducation, elle n'a toutefois pas pris d'engagement, a rapporté Yvan Tourjansky.

La problématique de l'exercice salarié pose question depuis plusieurs années. Cet été, l'Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a évoqué le sujet en réunion avec le DGOS, Jean Debeaupuis. "Nous lui avons même transmis une série de signalements de postes de masseurs-kinésithérapeutes en établissements occupés par d'autres professionnels, et donc en situation d'exercice illégal", signale à Hospimedia, Pascale Mathieu, présidente de l'ordre.

Lydie Watremetz 
Ecrire à l'auteur

* Les signataires : CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, Unsa, Sud, Alizé (syndicat libéraux-salariés), Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, Collège nationale de la kinésithérapie salariée (CNKS), Fédération française des masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs (FFMKR), Fédération nationale des étudiants en kinésithérapie (Fnek), Syndicat national des instituts de formation en masso-kinésithérapie (Snifmk), Union nationale des syndicats de masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs libéraux (SNMKR-OK), Union nationale des masseurs-kinésithérapeutes aveugles et malvoyants (Unakam)

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14 novembre 2015

FOF Message

 

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Cher(e)s adhérent(e)s, cher(e)s collègues,

Au vu des événements dramatiques qui touchent notre pays,  la manifestation prévue à Paris ce mardi 17 novembre est annulée ainsi que les mouvements dans les régions .
Nous vous tiendrons informés des suites de notre mouvement.
 
La commission exercice salarié,
Le bureau 

Fédération des Orthophonistes de France

16 Rue des Champs de Charolles

71120 Charolles

Tél : 03 88 35 90 52

Site : http://www.fof.asso.fr/

Mail : fof.federation@gmail.com



-- 

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FOF Paris Nord de France

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13 novembre 2015

Une orthophonie empreinte d'Ethique...

 

FOF1

Le choix de nos références théoriques et de nos formations permet de préciser notre place d’orthophoniste et de construire un cadre de travail. La clinique n’est ni standardisable, ni transposable par protocole à tous les patients. Nous affirmons ainsi notre spécificité d’orthophonistes.

Dans le cadre de l’application des termes de la Convention Nationale, nous tenons – de notre place de soignant – à préserver notre liberté de penser notre pratique et de choisir nos outils thérapeutiques en articulant théorie et clinique.

La FOF et ses commissions poursuivent leur travail dans les différents ministères, contribuant à la formation des étudiants et à la consolidation de la profession, ainsi qu’à la défense et revalorisation des postes salariés.

La FOF lors de la réforme de la formation initiale, a participé aux travaux menés avec le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche au cours desquels ont été définis les champs du soin orthophonique.

La FOF a défendu un diplôme unique pour les orthophonistes, évitant ainsi un morcellement de la profession et une hiérarchisation des professionnels.

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UNE APPROCHE SINGULIÈRE

Les orthophonistes adhérant à la FOF font vivre des pratiques diverses du métier avec une approche toujours singulière : c’est dans la rencontre avec chaque patient que peut s’élaborer un chemin forcément unique.

UNE LIBERTÉ D’INVENTER

Le patient ne peut être réduit à une somme de fonctions. Le langage est constitutif de l’être humain et non un simple instrument à maîtriser. Ces deux postulats fondent une approche de la réalité clinique laissant le thérapeute libre d’emprunter une voie prenant en compte les apports de différentes disciplines. La FOF entend susciter une recherche créative nourrie de diverses références théoriques.

UNE PENSÉE EN MOUVEMENT

Notre fédération propose un espace, des outils de réflexion et de travail en commun dans les différents syndicats régionaux. En constante évolution, ces regroupements préservent une ouverture dans laquelle chaque adhérent de la FOF peut se reconnaître et participer.

UNE CONCEPTION DU SOIN ET DU PATIENT

Parce que nous recevons une personne et non une pathologie, la FOF soutient une prise en charge du patient dans ses possibles, qu’ils soient exprimés, non exprimés ou entravés par une pathologie, plutôt que d’être «figé» dans une analyse comptable de ses déficits.

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Pour télécharger la plaquette (ICI)

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Communiqué de la FOF

COMMUNIQUE DE LA FOF : 

Pourquoi la manifestation du 17 novembre doit être la mobilisation de toute la profession ?

12/11/2015

Il y a 2 ans, la FOF s'est mobilisée, au sein de l'intersyndicale pour réclamer une revalorisation salariale des orthophonistes. Nous avons alors mesuré combien la désertification des postes hospitaliers était déjà à l’œuvre et menaçait l'essence même de notre métier, affectant notre profession dans ses 2 exercices :

Nombreux sommes-nous à ne plus savoir comment gérer nos listes d’attente. Les orthophonistes libéraux adaptent déjà leurs pratiques pour répondre aux besoins de tous ordres et pour permettre l'accès et la qualité des soins pour tous.

La diminution du nombre d'orthophonistes à l'hôpital entraînera :

  • la transformation progressive et la disparition à terme de la compétence orthophonique au sein de l'hôpital et des autres lieux de soins.
  • une méconnaissance, un oubli de notre métier par les autres professions de santé et une disparition des lieux de stage pour les étudiants.
  • une explosion de la demande de soins chez les orthophonistes en exercice libéral.
  • un isolement des professionnels libéraux qui ne pourront plus jouir des relais vers et depuis les équipes hospitalières.

 

Et a fortiori la diminution du nombre d'orthophonistes dans les structures sanitaires et médico-sociales aura une incidence sur :

- la qualité du travail au sein d'équipes pluridisciplinaires pour l'élaboration et la mise en œuvre des projets de soin.

- les délais d'attente avant le démarrage des prises en charge dans tous les cabinets libéraux.

 

Si vous trouvez anormal que la Nouvelle Loi de Santé propose de faire appel à de plus en plus d'orthophonistes exerçant en libéral pour pallier la désaffection des postes à l’hôpital et ailleurs,

Si vous considérez qu'il est illégitime d'accroître la charge de travail des orthophonistes, au détriment de la qualité du soin,

Si vous pensez que le travail à l’hôpital et dans les structures nécessite une organisation au quotidien et un ancrage dans les équipes de soins pour un réel travail interdisciplinaire,

Si vous vous inquiétez pour la formation initiale, les futurs collègues, les jeunes diplômés, mais aussi de l'évolution de votre pratique au quotidien,

Vous devez faire grève et vous joindre à la manifestation intersyndicale à Paris ce mardi 17 novembre.

 

INFORMATIONS PRATIQUES :

  • Si vous êtes salarié : Les grandes centrales syndicales ont déposé un préavis de grève

- 2 préavis de la CGT, l'un déposé par la fédération santé CGT (ICI), l'autre par la fédération CGT de l'enseignement supérieur (ICI)

- celui de SUD (ICI)

- celui de FO (ICI).

  • Si vous êtes en libéral : nous vous invitons à envoyer à votre ARS la lettre qui se trouve ICI

- Le 17 novembre, la majorité des syndicats de l'APHP organise également une manifestation à Paris, sans rapport direct avec notre mobilisation.

- Dans plusieurs régions, des cars s'organisent, souvent en intersyndicale, y compris avec les étudiants. Nous vous encourageons vivement à y participer. Adressez-vous à votre syndicat régional.

- Venez avec blouse blanche ou gilets jaunes, sifflets, banderoles et chansons

 

AUTRES ACTIONS :

(Vous pouvez aussi simplement taper Avaaz Orthophonistes dans votre moteur de recherche)

  • « Le ministère de la Décentralisation et de la Fonction publique vous offre la possibilité de correspondre avec ses services. » peut-on lire sur le portail de la Fonction Publique.
  • Nous vous invitons donc à poser votre question concernant ce dossier. Il vous suffit de cliquer surhttp://www.action-publique.gouv.fr/courrier et de choisir la rubrique « Fonction Publique» pour renseigner le formulaire.
  • AMO dites 33 envoyer aux ARS une demande d'entente préalable portant sur un « trouble de la compréhension lié à une difficulté à se faire entendre par la ministre de la santé »... (voir explications ICI)
  • Des Tweet 

FOF

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