Voilà sur quoi je suis tombée ce soir :

UNE HONTE de lire cela, comment un orthophoniste peut-il oser se poser ce type de questions ?

"J'étais à une réunion d'équipe éducative pour un enfant de CE1 et le directeur de l'établissement m'a demandé si je pouvais venir faire quelques prises en charge au sein même de l'école. Une petite salle me serait réservée.
Ai-je le droit de faire cela?
Avez-vous déjà entendu parler de ça en France( je sais qu'en Espagne c'est monnaie courante)?

Je vois des points positifs:
- pas de perte de temps, retards ou autres
- possibilité d'échanges plus réguliers avec les enseignants
- plus de problème dans les horaires de disponibilités des parents
-possibilité de voir les enfants qui en ont besoin 2 fois par semaine ( 1 fois à l'école et 1 fois au cabinet)......

mais aussi des points négatifs:
- déresponsabilisation et désinvestissement des parents qui n'ont plus à faire l'effort de se rendre au cabinet
- la porte ouverte à de multiples demandes de bilans vu qu'on est déjà sur place ( on a déjà une liste d'attente assez importante comme ça!)
- problème logistique: emporter du matériel, avoir un lecteur vitale portable ( quand les parents veulent bien laisser la carte vitale et le réglement à l'enfant, sinon on aura du mal à se faire régler)...
- démarche pouvant s'apparenter à du "racolage" ( comme si on allait chercher les patients potentiels directement sur place)....

J'oublie sans doute des choses mais on vient juste de m'en parler alors je vous restitue mes interrogations à chaud!
J'avoue que dans certains cas très particuliers d'enfants qui ont besoin de plusieurs séances dans la semaine et dont les parents ne sont pas disponibles pour chaque séance, ce serait une solution mais alors avec un cadre béton!!!
D'un autre côté, quand on voit que l'instit de CE1 que j'ai vue tout à l'heure a dans sa classe 7 patients ( sur 19) qui sont pris en charge à notre cabinet ( 2 par ma collègue et 5 par moi) + 2 de cette classe sur notre liste d'attente; ce serait un peu l'usine " à ton tour, allez à toi maintenant...!"