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L'Élysée demande à Marisol Touraine et Marylise Lebranchu de répondre aux interrogations des orthophonistes salariés

Publié le 12/11/15 - 16h55 – HOSPIMEDIA

Alors que s'annonce le 17 novembre une grève générale des orthophonistes pour soutenir leurs collègues salariés de la fonction publique hospitalière dans leurs revendications salariales (lire ci-contre), le président de la République a pris la plume ce début novembre. Interpellé par la Fédération nationale des orthophonistes (FNO), François Hollande demande en retour de courrier aux deux ministres de tutelle, Marisol Touraine pour les Affaires sociales, la Santé et les Droits des femmes, d'une part, et Marylise Lebranchu pour la Décentralisation et la Fonction publique, d'autre part, de "procéder à l'examen vigilant de la situation". Puis, ce constat dressé, d'"apporter directement les éléments répondant aux interrogations" des orthophonistes, rapporte ce 10 novembre la FNO par communiqué. Le 13 mars dernier, 80% des orthophonistes hospitaliers avaient répondu à l'appel à la grève déjà lancé par l'intersyndicale.

 

 

Dialogue social

Les orthophonistes promettent une grève générale le 17 novembre pour soutenir les hospitaliers

Publié le 16/10/15 - 16h30 - HOSPIMEDIA

Alors qu'elle ne cesse depuis plusieurs mois d'interpeller le Gouvernement pour qu'il revalorise les salaires des orthophonistes hospitaliers, des demandes restées pour l'heure lettre morte, leur intersyndicale (FNO, Fof, Unadreo, Ufmict-CGT, FO, Unsa, CFTC, Sud Santé sociaux et CFO)* appelle ce 15 octobre la profession à la grève générale. Par communiqué, elle annonce que cette journée nationale d'action est fixée au 17 novembre prochain avec des grèves dans tous les établissements de soins, la fermeture des cabinets libéraux et la grève des activités d'enseignement. "Le Gouvernement doit cesser de mépriser les soins et les études supérieures !", s'exclame l'intersyndicale, rappelant combien "les départs en retraite d'orthophonistes hospitaliers se multiplient, les démissions s'accumulent, les postes ne sont plus pourvus, les soins ne sont plus possibles et les enseignements cliniques ne sont plus accessibles". Or "un métier qui n'est plus présent à l'hôpital est voué à disparaître", met-elle en garde. Le 13 mars dernier, 80% des orthophonistes hospitaliers ont répondu à l'appel à la grève déjà lancé par l'intersyndicale (lire ci-contre).


Cet été, les orthophonistes ont menacé de se mobiliser à la rentrée, las de redonner depuis deux ans la même argumentation devant l'absence persistante de perspectives salariales. Certes, ils sont parvenus à faire reculer mi-juin le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes sur son projet de décret accompagnant le reclassement en catégorie A de la fonction publique hospitalière. Pour autant, ils se sont une nouvelle fois vus notifier le 1er juillet un refus de la DGOS d'engager des négociations sur les grilles salariales. Or l'élaboration de primes selon le secteur d'activité ou le territoire, seul mandat de discussion affiché par le ministère, reste "inacceptable", aux yeux de l'intersyndicale et ne constitue en rien une réponse à la désertion des postes salariés. En 2012, les orthophonistes hospitaliers étaient au nombre de 1 600, soit tout juste 7,4% des effectifs de la profession. D'après l'intersyndicale, un salarié débute aujourd'hui sur un salaire au Smic + 60 euros. Pour devenir l'équivalent d'autres professions hospitalières à bac +5 (infirmiers anesthésistes, ingénieurs en santé), la reconnaissance statutaire impliquerait 25-30% d'augmentation.

Thomas Quéguiner 

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* L'intersyndicale rassemble la Fédération nationale des orthophonistes (FNO), la Fédération des orthophonistes de France (FOF), l'Union nationale pour le développement de la recherche et de l'évaluation en orthophonie (Unadreo), l'Ufmict-CGT, FO, l'Unsa, la CFTC, Sud Santé sociaux et le Collège français d'orthophonie (CFO).

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