L'orthophonie c'est avant tout avoir assez d'empathie et de recul pour savoir/ pouvoir accueillir l'autre avec ses souffrances...

C'est entendre Sa demande, la faire émerger parfois derrière une commande souvent extérieure et qu'il peut avoir beaucoup de difficultés à s'approprier, à définir, à penser...

La rencontre entre soignant et patient passe par une approche clinique relationnelle. Ce n'est pas imposer un savoir déconnecté du contexte, de l'histoire du patient, de sa demande.

Nous avons besoin de développer la pensée, la nôtre, celles de nos patients, de ses proches... pour oser être à l'écoute.

Nous ne pouvons accepter la main mise d'une obédience sur la formation, d'un syndicat qui impose la pensée unique... Non tout n'est pas cognitivisme, neuroscience, neurodéveloppemental, ces savoirs ont leur importance, mais ils ne sont qu'une vision, qu’un point de vue…

La formation continue doit être ouverte à la possibilité de penser les soins… tout comme la formation initiale qui est bien trop réductrice pour former, développer les aptitudes…

 

Pour qu'on ne nous impose pas d'être des machines sans esprit critique... Je vous invite à signer et partager cette pétition. 

 

https://www.change.org/p/minist%C3%A8re-des-solidarit%C3%A9s-et-de-la-sant%C3%A9-la-formation-des-orthophonistes-halte-%C3%A0-la-pens%C3%A9e-unique/psf/promote_or_share


Le code de la santé publique confère aux orthophonistes indépendance, responsabilité et autonomie de diagnostic, décision des soins à mettre en œuvre.

Et pourtant les critères retenus, pour bénéficier du financement de la formation continue*, concernent principalement le seul aspect technique du soin orthophonique, excluant la dimension psychologique et relationnelle.

Nous expérimentons chaque jour avec nos patients que le langage ne se réduit pas à un outil plus ou moins défaillant qu’il suffirait de réparer, mais qu’il est constitutif de la personne humaine.

Nous ne pouvons ignorer que quelle qu'en soit leur origine, organique ou non, les pathologies orthophoniques bouleversent le patient de manière plus globale.

Or, cette réalité et les conceptions théoriques référées aux sciences humaines sont absentes des propositions de formation car rejetées au motif qu'elles ne correspondent pas aux besoins de la profession des orthophonistes !

Pourtant, nombre d'entre eux témoignent des bénéfices de ces formations dans le suivi de leurs patients et s’indignent de cette situation.

Nous demandons donc que les financements octroyés par l'ANDPC et le FIF-PL rendent accessibles aux orthophonistes des formations en adéquation avec le code de la santé publique, et que les instances décisionnaires respectent l'autonomie et la diversité des choix de formation comme des choix des pratiques professionnelles.

*Dans le cadre de l'exercice libéral, les orthophonistes doivent cotiser au Fond interprofessionnel des professionnels libéraux (FIF-PL) et depuis la création en 2013 de l'Organisme gestionnaire du développement professionnel continu (OGDPC) devenu Agence national du développement professionnel continu (ANDPC) tous les orthophonistes ont une obligation triennale à participer à une action de DPC.

Les Ateliers Claude Chassagny / www.acchassagny.org / atelierchassagny@gmail.com
La Fédération des orthophonistes de France / www.federation-des-orthophonistes-de-france.fr /fof.federation@gmail.com